Crevoisier Crelier Mathilde · Ständerat · 2025-12-18
Crevoisier Crelier Mathilde · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2025-12-18
Wortprotokoll
Je n'avais pas l'intention d'intervenir à nouveau après le rapporteur - je m'en excuse -, mais je souhaite préciser une chose, car, à mon avis,[NB]la[NB]dernière[NB]intervention n'est pas tout à fait exacte. Il faut quand même réaliser que, sur le marché du travail, les pères et les mères ne sont pas sur un pied d'égalité, contrairement à ce qui a été dit. On le sait et les études l'ont montré[NB]: le fait d'avoir des enfants agit plutôt comme un "booster" de carrière pour les hommes, notamment en matière de salaire, et ne ralentit pas du tout leur progression. Au contraire, ce serait plutôt un facteur de promotion, alors que, pour les femmes, sur le marché de l'emploi, l'arrivée d'un enfant est plutôt synonyme de stagnation de salaire et, en tout cas, de stagnation de carrière. Ce n'est donc pas du tout la même situation.
C'est bien ce que cette initiative entend aborder[NB]: les mères sont largement moins protégées statistiquement lors de l'arrivée d'un enfant. Comme cela a été dit, ce ne sont pas des nourrissons, mais, il y a effectivement énormément de démarches à faire, peut-être même plus que pour l'arrivée d'un nourrisson, quand on accueille un enfant qui va déjà à l'école enfantine, voire à l'école tout court. Le temps nécessaire pour s'occuper d'un enfant adopté est donc également important et peut être synonyme d'absence au travail, ce qui, pour les mères, peut mettre en danger leur taux d'occupation.
Je rappelle quand même que, d'une part, nous faisons face à une perte de natalité importante dans notre pays et, d'autre part, nous sommes toujours face à une pénurie de personnel qualifié que certains groupes ne souhaitent pas remplacer par l'immigration. Les femmes représentent donc quand même le réservoir le plus immédiat et le plus important de [PAGE 1460] personnel qualifié ou non, d'ailleurs, pour le marché du travail. Donner suite à cette initiative, c'est donc nous permettre d'examiner un peu mieux le problème, de définir quelles seraient des solutions simples pour renforcer la protection des femmes après avoir adopté un enfant.
Je vous invite donc vivement à suivre la minorité et à donner suite à l'initiative du canton du Tessin.