Andrey Gerhard · Nationalrat · 2026-06-02
Andrey Gerhard · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion · 2026-06-02
Wortprotokoll
En décembre 2024, nous avons rejeté le budget 2025. Nous l'avions dit, la situation financière de la Confédération était délibérément noircie pour justifier les coûts. Le compte 2025 nous donne raison. La Confédération a dégagé, en 2025, un excédent structurel de 1,4 milliard de francs. Le frein à l'endettement aurait même permis un déficit de 262 millions de francs. Le résultat[NB]? Un excédent représentant le quadruple des coupes imposées dans le budget 2025. Le taux d'endettement s'est réduit à nouveau, soit 16,1 pour cent du PIB, un niveau extrêmement bas en comparaison internationale. La situation financière de la Suisse n'est pas tendue. Elle ne l'était pas non plus en 2025. Les exercices d'austérité de ces dernières années n'étaient pas une nécessité. C'était un choix politique de la majorité de droite de ce Parlement. Ce choix a des conséquences réelles, concrètes, nommables. Dans la coopération internationale, la Direction du développement et de la coopération (DDC), par exemple, abandonne des programmes bilatéraux au Bangladesh, en Zambie, en Albanie - des partenariats construits sur des décennies qui font une vraie différence sur place et qui constituent un atout de sécurité considérable pour la Suisse, État-hôte de l'ONU et État dépositaire des conventions de Genève. C'est du "smart power" que nous sacrifions sans raison, et à notre propre détriment. Dans le domaine de l'environnement également, les crédits ont été sévèrement réduits. Des parties de la nouvelle loi sur le CO2, pourtant entrées en vigueur en 2025, ont été bloquées par des crédits sabrés[NB]: conversions de bus et bateaux à propulsion électrique, trains de nuit internationaux et rénovations de bâtiments.
Le groupe des Verts s'opposera avec véhémence à de nouveaux exercices de ce genre, parce qu'il est déjà prévu que vous fassiez exactement la même chose. Cette politique d'austérité est idéologique et non pas fiscale. Elle freine la modernisation de la Suisse, et nous la combattrons.