Marty Dick · Ständerat · 2003-09-18
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-09-18
Wortprotokoll
J'aimerais vous dire que je me suis entretenu avec M. Cornu pendant ce débat. M. Cornu me prie de vous faire savoir que les chiffres qu'il a donnés tout à l'heure se fondent sur une erreur. C'était ma première proposition de minorité (ch. 1) qui présentait une insuffisance de financement. Mais la proposition de minorité qui est en discussion maintenant permet de récolter 540 millions de francs pour des travaux dont la part de la Confédération est de 487 millions de francs. Il y a ainsi une réserve de 53 millions de francs. Donc, on peut amplement faire tous ces investissements.
J'aimerais dire à M. Bieri seulement une phrase: ce n'est absolument pas contraire au concept que l'on a voté. Il s'agit ici d'une solution qui dure trois ans. Donc, au cours des trois prochaines années, on n'aura certainement pas le fonds prévu par le contre-projet à l'initiative populaire "Avanti". Dans ma proposition de minorité, il ne s'agit d'ailleurs pas d'un fonds.
Monsieur Pfisterer, il s'agit simplement de changer un chiffre dans une loi: plus 3, tout simplement. Aujourd'hui, en votant ma proposition, nous donnerions une mission politique très claire au Conseil fédéral: ces 3 centimes servent exactement à réaliser tous les projets concernés par les rubriques où je propose de biffer les coupes.
A M. Schweiger aussi, je dirai seulement une phrase: nous sommes dans une situation économique qui est pour le moins dépressive. Avec un tout petit effort, on peut créer des [PAGE 814] places de travail, on peut faire circuler ce demi-milliard de francs. J'ai présenté en commission un petit exemple. Je le répète ici et je conclus: nous sommes ici 50 dans cette salle; chacun de nous a 2 francs dans sa poche, pas plus; avec ces 2 francs, à midi il ne peut pas déjeuner au café, et il n'y a plus de "Gipfeli", il ne peut donc même pas en manger; si toutefois nous mettons ensemble ces 2 francs, je peux vous faire cuire des spaghettis à la bolognaise accompagnés d'un verre de vin pour tout le monde! Cela, c'est l'effet multiplicateur. Mais si vous sortez ce soir avec vos 2 francs dans la poche, vous ne serez pas plus riches et vous aurez faim. Voilà le sens de ma proposition de minorité.