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Marty Dick · Ständerat · 2003-09-30

Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-09-30

Wortprotokoll

Il y a des aspects idéaux et pratiques dans ce dossier. Idéaux bien évidemment, parce qu'on parle de paix, d'un engagement de notre pays pour favoriser la paix. Je crois que cette initiative est une des plus importantes de notre pays après la création de la Croix-Rouge. Celle-ci, hélas, intervient lorsque les conflits ont déjà éclaté: elle intervient pendant et après les conflits. Ici par contre, nous avons un concept qui permet d'intervenir tout au début du conflit, ou peut-être même avant, au niveau de la prévention, lorsqu'il y a des tensions dans le monde. Pour l'image de notre pays, et, je crois, pour rester fidèles à ce que, déjà, les pères de la Croix-Rouge ont fait, c'est un engagement que nous devons absolument réaliser. Et nous devons nous identifier à cet engagement.

Mais il y a des aspects pratiques qui, par ailleurs, ont déjà été abordés. Le fait que nous contribuions à la paix, c'est finalement servir la place économique et la place financière suisses. Le fait de maintenir la paix et d'éviter des conflits, ça nous permet de faire des économies importantes dans le domaine des réfugiés.

[PAGE 976] Un argument que j'estime tout à fait faux et qui a été apporté par le président de notre commission, c'est celui du plan d'allègement du budget de la Confédération 2003. Comme cela a déjà été souligné, le département, dans la fameuse optique de la symétrie des sacrifices, a fait amplement sa part. Je rappelle que Présence Suisse, c'est le Département fédéral des affaires étrangères, que dans d'autres domaines, on a fait des coupes importantes. Les membres de la commission savent parfaitement que dans le domaine de l'allègement budgétaire, nous n'avons eu aucun problème avec le Département fédéral des affaires étrangères, car il a fait sa part. Donc, il me paraît tout à fait faux et injuste de vouloir punir encore ici ce département.

Le Conseil fédéral, suivi en cela par le Conseil national, a pris une option - cela a été dit - stratégique qui me paraît importante et qui doit être soutenue par le Parlement. La promotion de la paix est finalement un de nos meilleurs produits d'exportation.

J'aimerais - je ne le fais pas dans des termes polémiques, mais pour qu'on saisisse bien la proportion des moyens que l'on met à disposition - vous dire qu'on a dépensé dans les années passées chaque année, seulement pour les munitions et pas pour les armes, environ 130 millions de francs par année. Ici, pour un crédit-cadre de quatre ans, on dépense 240 millions de francs. Ce sont là les proportions! On dépenserait en fait, par année, la moitié de ce qu'on dépense pour les munitions.

Alors, je crois qu'on doit suivre le Conseil fédéral et le Conseil national, et donc voter les 240 millions de francs pour quatre ans, c'est-à-dire la proposition de la minorité II (Brunner Christiane).