Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2003-12-09
Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2003-12-09
Wortprotokoll
Les propositions de minorité Zuppiger concernant les positions 422.3600.149, 425.3600.001, 426.3600.201 et 426.3600.501 posent le problème de la façon d'aborder certaines questions que nous demandons à nos conseillers fédéraux.
M. Zuppiger, il l'a dit, s'est basé sur les augmentations d'un certain nombre de postes. A chaque fois que ça augmentait de manière plus élevée que l'évolution du coût de la vie ou du PIB, il estimait qu'il y avait là une dépense excessive et qu'il fallait couper ces crédits. De cette manière, il n'observait pas la globalité du projet de budget présenté par le Conseil fédéral et il ignorait notamment ou ne voulait pas voir que le Conseil fédéral, dans ce département, a imposé 317 millions de francs d'économies pour les années 2004 à 2006. Globalement, le Département fédéral des affaires étrangères a donc fait sa part en ce qui concerne les exigences d'économies.
Mais à l'intérieur même d'un département, on doit avoir la possibilité, si on arrive à réduire certaines dépenses, de donner une orientation politique et de donner une priorité à certaines choses. Alors, lisez la liste des priorités choisies par le Conseil fédéral: la gestion civile des conflits et la lutte pour les droits de l'homme, l'assistance financière à des actions humanitaires, l'aide aux pays de l'Est, certaines contributions générales à des organisations internationales. Manifestement le Conseil fédéral, malgré l'effort d'économies, veut continuer à aider les pays et les gens qui sont le plus en difficulté dans ce monde et donner le signal que, dans ces conditions, dans ce but, il est possible d'investir encore quelques moyens.
Cela, M. Zuppiger devrait le prendre en considération. Il devrait voir si globalement ce département a fait son travail ou pas. Par la suite, vérifier si ces dépenses sont bien ciblées, alors là, c'est un travail de gestion. Se demander si ces projets sont de bonne qualité, c'est un travail qu'on peut faire au niveau du budget, mais on ne peut pas simplement se contenter de dire: "Il y a un taux de croissance trop élevé, donc je propose de couper." On doit regarder dans le détail ce qui est proposé et c'est sur la base de cet examen qu'on peut agir.
Je dis encore juste un mot au sujet de la proposition Schlüer. Alors là, franchement, je suggère au groupe de l'UDC, surtout s'il veut partir dans une opposition constante et systématique, de se coordonner un peu. La proposition Schlüer, me semble-t-il, dans un groupe organisé, aurait dû être transmise aux membres de la Commission des finances chargés d'examiner ce département pour qu'ils puissent en discuter. Mais chacun d'entre nous ne peut pas venir ici avec douze propositions d'économies! Vous voyez un petit peu dans quel état et avec quelle capacité on peut travailler. Il est extrêmement difficile de se positionner sur des propositions aussi nombreuses et aussi détaillées qui viennent d'un membre du plénum, d'autant plus qu'une des propositions Schlüer concerne une position visée par la proposition de la minorité emmenée par M. Zuppiger, qui est porte-parole de groupe dans la Commission des finances. Messieurs, vous êtes des adeptes de l'ordre, il me semble que dans ce domaine-là, vous pourriez en mettre davantage.
Je vous propose évidemment de rejeter la proposition de minorité Zuppiger et la proposition Schlüer. La plupart des ces dépenses ont été examinées par la Commission des finances et elles ont été acceptées telles qu'elles figurent dans le projet du Conseil fédéral.