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preparatory:AB 39423

Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2003-12-16

Wortprotokoll

Le Conseil fédéral regrette que des citoyens suisses aient pu être impliqués dans le commerce des esclaves, mais rappelle que la Suisse n'a pas été une puissance coloniale et n'a pas été impliquée dans ce commerce. La Suisse s'est exprimée à plusieurs reprises sur la nécessité de se colleter d'une manière critique avec les injustices commises à l'époque du colonialisme et de l'esclavage. Le Conseil fédéral est d'avis que les différents aspects de ces questions doivent être traités au niveau international, en y incluant la participation de la société civile. Pour ce traitement, les instruments usuels de la promotion de la recherche scientifique sont à disposition.

Au niveau national, la Suisse a engagé des moyens en personnel et financiers pour la mise en oeuvre du Programme d'action de la Conférence mondiale contre le racisme, notamment au moyen du Fonds de projet contre le racisme et en faveur des droits de l'homme. La question des indemnisations et des réparations est un point de tension vif entre les anciennes colonies et les anciennes puissances coloniales. La Suisse s'emploie à trouver des positions de médiation dans les forums internationaux où cette question est traitée, principalement au sein de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, afin de faciliter l'émergence d'une solution satisfaisante pour tous.

Enfin, concernant la question de Madame Hollenstein: la Suisse était-elle au courant? Je crois, Madame Hollenstein, qu'il faut interpréter la phrase en question d'une façon un peu différente et faire la distinction entre la Suisse officielle d'une part, et les Suissesses et les Suisses d'autre part. S'il y a des individus qui ont été impliqués dans les affaires d'esclavage, la Suisse officielle n'était à l'évidence pas une puissance coloniale qui pratiquait le commerce des esclaves avec des puissances politiques ou militaires ou protégeait celui-ci.