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Langenberger Christiane · Ständerat · 2003-12-16

Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-12-16

Wortprotokoll

J'aimerais tout d'abord vous remercier pour cette discussion ouverte et très riche, et puis pour l'appui que l'idée même des périodes blocs a suscité, parce que vous avez tous eu des enfants ou vous en avez encore en âge scolaire, et que vous connaissez les problèmes que cela entraîne pour l'organisation familiale.

J'aimerais néanmoins revenir sur quelques éléments. Effectivement, ce qu'a dit Monsieur Schmid-Sutter concernant l'égalité est un problème important. Rappelez-vous, on en a parlé déjà à propos de la loi sur la formation professionnelle en disant qu'il fallait véritablement faire en sorte que tous nos jeunes puissent avoir accès à une formation et à une éducation d'égale valeur, sinon, on créait là déjà des conditions pouvant engendrer des problèmes sociaux; et la Confédération pourra intervenir d'une manière subsidiaire pour favoriser l'égalité de traitement.

Je reviens sur le problème des coûts. Il est possible que cela engendre des coûts supplémentaires, mais, encore une fois, les communes, les cantons sont libres d'étudier cette possibilité. Nous avons une analyse extrêmement sérieuse du canton de Soleure qui montre que, même en ayant un souci pédagogique tel qu'évoqué par certains membres du conseil, certaines communes organisant en l'occurrence un partage de la classe, on arrive à des solutions qui n'engendrent pour ainsi dire pas de frais supplémentaires. Vous pensez bien qu'en tant que radicaux, nous sommes très soucieux de ne pas engendrer des coûts inconsidérés pour les communes.

J'aimerais remercier aussi Madame Forster pour ce qu'elle a dit en ce qui concerne les femmes. Vous savez, il y a tellement longtemps qu'on en parle, et les progrès sont si lents! Je ne parle pas seulement des femmes qui, aujourd'hui, sont bien formées et qui ont de la peine à concilier vie professionnelle et familiale pour des raisons stupides, que tous nos pays voisins ne comprennent pas. Nous avons des femmes qui reviennent de l'étranger parce qu'elles ont dû suivre leurs maris pour des raisons professionnelles, et elles sont désespérées parce que, vraiment, elles rencontrent des conditions trop difficiles.

C'est une motion-cadre. On n'intervient absolument pas dans l'organisation, dans la souveraineté des communes. C'est quand même incroyable que cela sollicite de telles émotions.

Je reviens sur le problème de la formation des femmes. On parle de vieillissement démographique. Dans quelques années, nous allons être confrontés à un manque de personnel, à un manque de personnes bien formées dans ce pays. Alors, la moindre des choses, c'est de donner la possibilité aux femmes de ce pays d'utiliser leurs compétences et de faciliter leur insertion dans l'économie.

J'ai parlé des questions pédagogiques: elles peuvent vraiment être réglées. Il ne faut pas confondre les périodes blocs avec le fait que nous aurons peut-être une fois les moyens de créer des "Tagesschulen" - l'horaire continu - ce qui serait effectivement le rêve pour beaucoup de femmes. Mais nous en sommes très loin puisque ce système, effectivement, engendrerait des coûts considérables.

En tout cas, je vous remercie déjà de cette bonne discussion et je vous demande toujours et encore de transmettre ma motion.