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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2000-06-05

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-06-05

Wortprotokoll

M. Widmer, si on fait les statistiques, on constate que le Conseil fédéral a perdu [PAGE 489] deux fois, en sachant qu'il allait perdre. Ce n'est donc pas une journée très noire pour le Conseil fédéral aujourd'hui. Mais enfin, on ne va pas revenir sur les scores de l'après-midi, on va passer à la motion Widrig.

Sur le fond, les propositions qui sont en préparation et qui ont déjà passé les premières épreuves au Conseil fédéral prévoient une augmentation de la participation de la Confédération à la formation professionnelle. Jusqu'à maintenant, la Confédération participe pour 20 pour cent. Notre volonté est de monter à 25 pour cent globalement. C'est dire qu'on accepte le principe que vous avez évoqué, c'est-à-dire que la Confédération verse des contributions plus importantes que ce qui a été prévu dans l'avant-projet.

Le problème, c'est de savoir si, à travers la motion Widrig, on ne fixe pas des précisions si grandes que l'on devra peut-être revenir sur l'idée de passer de 20 à 25 pour cent et en rester à 20 pour cent. Si vous transmettez la motion Widrig, on dira 20 pour cent plus un certain nombre de mesures dans les domaines précis que la motion évoque. A la fin, on risque de mettre moins à disposition de la formation professionnelle avec cette méthode qu'en acceptant la voie que le Conseil fédéral a l'intention de prendre, qui est de faire passer sa participation à l'ensemble des dépenses de 20 à 25 pour cent. Ce qui n'est pas pensable, c'est de passer de 20 à 25 pour cent, en finançant en plus les mesures spécifiques prévues par la motion Widrig. Je vous laisse le choix: transmettre la motion risque d'être contraire à l'intention du motionnaire; la transformer en postulat, avec les explications que je vous ai données, permet d'avoir la sécurité qu'il y aura plus d'argent fédéral pour la formation professionnelle, mais de manière moins affectée que cela est prévu dans la motion.