Binder Max · Nationalrat · 2004-06-16
Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-06-16
Wortprotokoll
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission .... 111 Stimmen
Für den Antrag Hess Bernhard .... 49 Stimmen
[VS]
Art. 72
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
[VS]
Antrag Wasserfallen
Abs. 1
.... Aufenthaltsberechtigung für höchstens neun Monate in Haft nehmen, wenn sie:
....
Schriftliche Begründung
Hier geht es um die Vorbereitungshaft. Heute beträgt der Zeitraum drei Monate, was eindeutig zu wenig ist. Es geht vor allem darum, wie Personen zu behandeln sind, die mit den Behörden nicht kooperieren wollen, die sich weigern, ihre Identität offen zu legen, mehrere Asylgesuche stellen, Vorladungen nicht Folge leisten, zugewiesene Gebiete verlassen, Einreiseverbote missachten, die öffentliche Sicherheit gefährden, widerrechtlich Asylgesuche stellen, sich rechtswidrig in der Schweiz aufhalten, andere bedrohen, kurz, sich äusserst negativ, wenn nicht sogar gefährlich verhalten. Und da wollen Bundesrat und Kommission die Frist so belassen wie heute, während der solch renitente Personen inhaftiert werden können, um die Vorbereitungen der Wegweisung zu treffen. Auch wenn alle wissen und die Leute im Vollzug dies immer wieder beklagen, dass drei Monate in vielen Fällen niemals ausreichen, um alle Abklärungen treffen zu können, und dass diese Zeit durch die renitenten Personen in den Gefängnissen locker und zum Teil sogar mit Freude abgesessen wird. Auch neun Monate sind manchmal noch zu wenig. Schon nur die Beschaffung von Papieren bei korrekten Angaben der Ausländer dauert fast einen Monat. Bei Nichtkooperation muss meist eine Sprachanalytik weiterhelfen, die gut und gerne drei bis vier Monate dauern kann. Man müsste also die Person während den ersten Abklärungen bereits laufen lassen. Die Sprachanalytik allein kann auch bis zu sieben Monate dauern. Dann muss noch die Papierbeschaffung erfolgen. Drei Monate sind keine genügend lange Zeitdauer, schon gar nicht eine Strafe. Manche Personen werden erst gesprächig, wenn sie länger im Gefängnis sind. Es geht nicht an, dass Personen nicht mit den Behörden kooperieren wollen und sich zusätzlich renitent oder sogar gefährlich verhalten. Der Antrag steht auch im Zusammenhang mit der Dauer der Ausschaffungshaft, die in Artikel 73 behandelt wird und ebenfalls verlängert werden muss.
[VS]
Eventualantrag Wasserfallen
(falls der Hauptantrag abgelehnt wird)
Abs. 1
.... Aufenthaltsberechtigung für höchstens sechs Monate in Haft nehmen, wenn sie:
....
[VS]
Antrag Hess Bernhard
Abs. 1
.... während der Vorbereitung des Entscheides über ihre Aufenthaltsberechtigung in Haft nehmen ....
Schriftliche Begründung
Die Durchführung eines Wegweisungsverfahrens dauert in der Regel deutlich mehr als drei Monate. Nur mit einer unbeschränkten Haftmöglichkeit kann auch sichergestellt werden, dass der Ausländer nicht untertaucht und sich somit der Wegweisung entzieht.
[VS] [PAGE 1116]
Antrag Hutter Jasmin
Abs. 1
....
aa. berechtigte Zweifel an der Richtigkeit der angegebenen Identität bestehen;
a. die Person sich im Asyl- oder Wegweisungsverfahren weigert ....
Schriftliche Begründung
Aus der Praxis ergibt sich, dass zur Durchführung eines Wegweisungsverfahrens die Weigerung zur Offenlegung der Identität nicht genügt. Vielmehr müssen bereits die Zweifel an der Identität einen Haftgrund darstellen, da sich die Person ansonsten ohne weiteres der Wegweisung entziehen und untertauchen kann.
[VS]
Antrag Müller Philipp
Abs. 1
....
d. .... oder wegen Gefährdung der inneren oder äusseren Sicherheit weggewiesen wurde und ein Asylgesuch einreicht;
....
h. wegen eines Verbrechens oder Vergehens verurteilt worden ist;
i. sich behördlichen Anordnungen widersetzt.
Schriftliche Begründung
Zu Buchstabe d: Nicht einzusehen ist, warum die innere und - kumulativ - die äussere Sicherheit gefährdet sein müssen. Der Begriff "und" ist durch "oder" zu ersetzen.
Zu den Buchstaben h und i: Aufgrund der Erfahrungen in der Praxis ist der Katalog der Vorbereitungshaft-Tatbestände dahin gehend zu ergänzen, dass das Nichtbefolgen behördlicher Anordnungen sowie die Verurteilung aufgrund eines Verbrechens oder Vergehens sowie die Gefahr des Untertauchens neu eigenständige Haftgründe darstellen.
Im Rahmen des Vernehmlassungsverfahrens hat sich die Hälfte aller Kantone für eine Erweiterung der Haftgründe im Sinne der neuen Buchstaben h und i ausgesprochen.
[VS]
Art. 72
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
[VS]
Proposition Wasserfallen
Al. 1
.... sur le séjour, pour une durée de neuf mois au plus, d'un étranger qui .... si cette personne:
....
Développement par écrit
Il est question ici des mesures de contrainte. La durée est aujourd'hui de trois mois, ce qui est largement insuffisant. La question porte avant tout sur la manière de traiter les personnes qui n'entendent pas coopérer avec les autorités, refusent de décliner leur identité, déposent plusieurs demandes d'asile, ne répondent pas aux convocations, quittent les régions où ils ont été assignés, violent les interdictions d'entrer en Suisse, portent atteinte à la sécurité publique, déposent des demandes d'asile contraires à la loi, séjournent illégalement en Suisse, menacent les autres, bref, qui ont un comportement nuisible, voire dangereux. Le Conseil fédéral et la commission veulent maintenir le délai prévu dans la loi actuelle - trois mois - pour la détention de personnes récalcitrantes en vue de la préparation de leur renvoi. Il est pourtant notoire - les personnes chargées de l'exécution s'en plaignent - que la durée de trois mois ne suffit pas dans bien des cas pour rassembler tous les éléments du dossier et que les récalcitrants sont retenus en prison, parfois même à leur grande satisfaction. Même la durée de neuf mois est parfois insuffisante. Même dans les cas où les indications fournies sont exactes, la constitution de dossiers dure quelquefois un mois. Or, dans les cas où l'étranger ne coopère pas, il faut parfois recourir à une analyse linguistique, ce qui peut durer de trois à quatre mois. On finirait donc par laisser partir la personne dès les premières démarches alors que l'analyse linguistique peut déjà prendre, à elle seule, jusqu'à sept mois. Il faut ensuite rassembler les papiers; trois mois ne sont pas suffisants et, de plus, ne constituent pas une peine. Certaines personnes ne se mettent à parler qu'après une longue période de détention. Il n'est pas admissible que des personnes refusent de coopérer et qu'elles soient récalcitrantes, voire même dangereuses. La proposition est à relier à la durée de la détention en vue de l'exécution du renvoi ou de l'expulsion, qui fait l'objet de l'article 73 et qui doit également être prolongée.
[VS]
Proposition subsidiaire Wasserfallen
(au cas où la proposition principale serait rejetée)
Al. 1
.... sur le séjour, pour une durée de six mois au plus, d'un étranger qui .... si cette personne:
....
[VS]
Proposition Hess Bernhard
Al. 1
.... pendant la décision sur le séjour d'un étranger qui ne possède pas ....
Développement par écrit
Une procédure de renvoi dure généralement bien plus que trois mois. Ce n'est qu'avec une possibilité de détention illimitée qu'on peut garantir que l'étranger ne disparaîtra pas dans la clandestinité pour ainsi échapper à la procédure de renvoi.
[VS]
Proposition Hutter Jasmin
Al. 1
.... si (pour le français seulement: biffer "la personne")
aa. un doute existe quant à l'exactitude de l'identité déclinée;
a. la personne refuse de décliner son identité lors de la procédure ....
(pour le français seulement les let. b à f commencent par "la personne")
Développement par écrit
Il ressort de la pratique que le refus de décliner l'identité ne suffit pas pour lancer une procédure d'expulsion: le doute quant à la véracité de l'identité doit déjà être un motif de détention, sans quoi la personne continue d'éluder à la procédure et se réfugie dans la clandestinité.
[VS]
Proposition Müller Philipp
Al. 1
....
d. .... ou représenté une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse;
....
h. a été condamnée pour un crime ou un délit;
i. refuse d'obtempérer aux instructions des autorités.
Développement par écrit
Lettre d: on ne comprend pas très bien pourquoi l'étranger doit représenter, à la fois, une menace pour la sécurité intérieure et extérieure. La conjonction "et" doit être remplacée par "ou".
Lettres h et i: eu égard aux enseignements tirés, il convient de compléter la liste des éléments constitutifs d'une détention en phase préparatoire en précisant que le refus d'obtempérer aux instructions des autorités, la condamnation pour un crime ou un délit et le risque de passage à la clandestinité constituent de nouveaux motifs indépendants d'emprisonnement.
Dans le cadre de la consultation, la moitié des cantons se sont exprimés en faveur d'une extension des motifs de détention au sens des nouvelles lettres h et i.