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Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · 2004-09-28

Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-09-28

Wortprotokoll

Je vous présente les arguments en faveur de ma proposition de minorité II à l'article 5 alinéa 1bis.

Tout comme mes collègues qui ont adopté la formulation de la majorité, je partage la conviction qu'on ne doit pas faire l'erreur de trop faciliter l'admission dans les HES aux jeunes détenteurs d'une maturité gymnasiale. On risquerait de confondre les deux voies qui mènent aux écoles de degré tertiaire et on "casserait" le système mis en place en Suisse. Les détenteurs d'une maturité professionnelle développent plus que leurs collègues venant du gymnase leur savoir-faire, c'est ce qu'a dit Madame Fässler. En revanche, les porteurs d'une maturité gymnasiale ont un savoir théorique et abstrait supérieur.

La question des stages a été discutée plusieurs fois, déjà à l'occasion du traitement de la motion Beerli 00.3083 - que j'ai votée avec conviction - et on en a reparlé en commission. J'ai fait cette proposition parce qu'il y a un problème à résoudre. Il faut admettre que les HES sont confrontées à un nombre toujours plus grand de demandes d'admission déposées par des élèves venant du gymnase. C'est vrai surtout pour certaines filières, parce qu'un jeune qui vient du gymnase, je le pense, ne peut pas s'inscrire partout et que, pour cette raison, il est bien qu'il fasse de la pratique. Beaucoup de lycéens veulent, par exemple, s'inscrire en informatique. Dans ce cas, les écoles ont trouvé des solutions très souples: vu qu'il y a des difficultés à employer ces jeunes pendant une année avant le commencement de l'école, ce sont les écoles qui ont organisé des stages durant les vacances et qui ont "modularisé" cette expérience.

Ma proposition de minorité s'appliquerait à un petit nombre de professions, surtout aux métiers de l'informatique pour lesquels un savoir-faire n'est pas forcément requis. Je demande donc, avec ma proposition de minorité, de donner la possibilité aux écoles d'organiser cette expérience pratique jusqu'à la fin de la première année. Cela voudrait dire - et je l'ai vu - qu'on ferait des blocs de formation pratique sur ordinateur pendant les vacances d'été avant l'entrée en première année, puis on continuerait avec des blocs de formation pratique durant la première année, mais ceux-là se termineraient au plus tard avant la fin de celle-ci. Il est vrai qu'on doit faire attention à ne pas confondre les stages qui sont importants pour entrer à l'école, avec les stages qu'on doit faire pendant les études. C'est pourquoi fixer la limite à la fin de la première année me paraît très important.

Monsieur Randegger affirme qu'il apporte une flexibilisation, mais c'est parce qu'il prévoit un terme qui va jusqu'à la fin de la deuxième année. Je pense que c'est bien trop, je pense que c'est bien d'être attentif à ne pas confondre les deux voies de formation car nous avons voulu valoriser l'apprentissage, le savoir-faire et le savoir-être de ces jeunes. [PAGE 1442]

Je demande qu'exceptionnellement, dans quelques formations comme l'informatique, par exemple, on donne la possibilité de faire ces stages pendant la première année, qui est une année propédeutique où l'on cherche à mélanger les étudiants, ceux qui viennent de la voie pratique et ceux qui viennent de la voie théorique.

Je vous demande de soutenir ma proposition de minorité II.