Favre Charles · Nationalrat · 2004-09-29
Favre Charles · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2004-09-29
Wortprotokoll
La minorité II vous propose de suivre le Conseil fédéral, à savoir attribuer un montant de 200 millions de francs pour cinq ans.
Il y a deux aspects dans cette proposition de minorité. D'abord, il y a la durée de cinq ans. Nous sommes opposés à une diminution de la durée à trois ans. En effet, nous considérons que, pour mettre en place une politique de promotion dans différentes nouvelles régions - l'Asie du Sud-Est, la Russie, par exemple -, il faut absolument faire un travail de fond, lequel ne se fait pas en trois ans. Il faut donc que Suisse Tourisme puisse avoir la garantie, au moment où il se lance dans une campagne de promotion, de pouvoir véritablement terminer celle-ci, et donc d'en "toucher les dividendes". Ce n'est pas par hasard que, dans la loi régissant Suisse Tourisme, cette durée a été fixée à cinq ans. Ce raisonnement était valable lorsque la loi a été mise sous toit et il est toujours valable aujourd'hui.
Dire qu'il faut trois ans pour ensuite réfléchir et trouver d'autres solutions: c'est en vertu de ce type d'argument que nous avons déjà limité le crédit hôtelier! C'est cette discussion qui a eu lieu il y a six mois; or nous ne pouvons pas, à chaque fois que nous parlons du tourisme, diminuer les crédits en disant: "Réfléchissez, et réfléchissez encore."
Ensuite, en ce qui concerne les moyens à attribuer, nous pensons que 40 millions de francs par année peuvent permettre à Suisse Tourisme de fonctionner. Et ici, nous voulons réaliser un équilibre entre la nécessité de cette action de Suisse Tourisme et la situation financière de la Confédération, une nécessité d'action qui a été répétée à maintes reprises tout à l'heure: "Oui, il faut une promotion efficace; oui, il faut aller trouver des clients sur de nouveaux marchés; oui, il y a une concurrence internationale qui est forte; oui, le tourisme est important, notamment pour nos régions périphériques." Mais notre raisonnement ne peut pas aujourd'hui se limiter à cela. Nous devons aussi tenir compte de l'autre paramètre, à savoir l'endettement de la Confédération, la nécessité d'un programme d'économies, la nécessité de demander à tous les secteurs de faire aussi bien, si ce n'est mieux, avec des moyens qu'on ne peut pas augmenter.
Suisse Tourisme, comme d'autres, peut être plus efficace, peut mieux hiérarchiser ses actions, peut avoir une collaboration accrue avec Présence Suisse, avec Pro Helvetia et ainsi réussir ce challenge difficile, mais qui est demandé à tous, comme je l'ai dit tout à l'heure, d'être encore meilleur avec des moyens que nous ne pouvons pas augmenter, vu la situation financière de l'Etat.
Nous avons déjà alloué des moyens au secteur touristique, des moyens nécessaires avec, en effet, le crédit hôtelier - j'en ai parlé -, avec Innotour - nous l'avons décidé il y a peu de temps - et avec le taux préférentiel de TVA, qui est absolument indispensable et qu'il faudra soutenir devant le peuple lors des votations de fin novembre.
Ainsi, en essayant de réaliser le meilleur équilibre possible entre cette nécessaire action de Suisse Tourisme et les contraintes financières, nous pensons qu'une disposition telle que celle du Conseil fédéral, telle que soutenue par la Commission des finances - 200 millions de francs pour cinq ans -, est la solution la plus adéquate à accepter aujourd'hui.