Cuche Fernand · Nationalrat · 2004-09-30
Cuche Fernand · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2004-09-30
Wortprotokoll
Au nom du groupe des Verts, je vais faire quelques commentaires sur ce rapport, mais en précisant préalablement que nous prenons acte du rapport et que nous remercions les différents acteurs qui s'engagent, qui débattent au nom de la Suisse au sein de cette organisation internationale.
Parmi les engagements pris par la Suisse, un point qui nous est particulièrement cher, c'est la tentative de démocratiser davantage l'institution. Nous assistons au niveau international à une montée de l'organisation des mouvements de la société civile et au développement d'une action citoyenne de plus en plus coordonnée au niveau international. Pour les Verts, c'est vraisemblablement l'expression d'un affaiblissement des pouvoirs politiques en place, notamment par rapport au développement économique. Nous ne pouvons que [PAGE 1531] soutenir les efforts des différents acteurs de la Suisse, qui vont dans le sens de mieux écouter et les uns et les autres.
Nous sommes aussi particulièrement attentifs au fait que la Suisse accorde une importance considérable à la protection des personnes, en particulier en lien avec cette nouvelle menace un peu diffuse qu'est l'utilisation des armes légères de petit calibre. Nous ne pouvons qu'encourager la Suisse à maintenir son engagement dans ce secteur. Nous rappelons que les engagements pris concernant le déminage humanitaire et aussi la prévention ou l'interdiction de l'utilisation des mines doivent continuer.
Cela a été dit par les rapporteurs et aussi par le porte-parole du groupe UDC: la crise irakienne a profondément influencé, perturbé, peut-être discrédité l'Organisation des Nations Unies. Je crois qu'il faut porter un regard un peu plus exigeant sur la question. Ce n'est pas l'Organisation des Nations Unies, ce n'est pas son Conseil de sécurité - bien au contraire! - qui ont pris la décision d'une intervention militaire en Irak, qui a eu les conséquences que l'on connaît. Je crois qu'il nous faut attribuer ces conséquences désastreuses - au niveau de la coexistence, au niveau des différents drames humains qui se déroulent dans cette région - à la stratégie et à la seule responsabilité du gouvernement américain.
Nous sommes aussi particulièrement attentifs à la nécessité - et le rapport le souligne - de renforcer au sein de l'ONU le domaine économique et social. J'ai déjà eu l'occasion de le dire lors des différentes réunions de la commission, nous sommes dans une situation internationale où l'économie trouve des relais très rapides pour se développer et nous avons à chaque fois un temps de retard en ce qui concerne les préoccupations sociales et les préoccupations environnementales.
Je conclurai sur un point qui me tient personnellement très à coeur, et je suis très heureux de le trouver mentionné dans le rapport, c'est le fait que la Suisse estime que la coopération - je souligne le mot - entre les Nations Unies, les institutions de Bretton Woods et l'Organisation mondiale du commerce doit non seulement continuer mais aussi se renforcer. Je reste persuadé que le rôle important de l'ONU, c'est de redonner une chance et une responsabilité égales dans ces négociations internationales aux dimensions économique, sociale et environnementale, le tout inscrit dans un contexte de durabilité que personne ne conteste dans ce conseil.