Darbellay Christophe · Nationalrat · 2004-10-04
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-10-04
Wortprotokoll
La proposition qui est devenue celle de la minorité a été très largement discutée en commission, et la commission l'a rejetée, par 18 voix contre 6 et aucune abstention.
Il y a urgence dans ce domaine. La décision du Conseil des Etats était des plus limpides, car prise à l'unanimité; et même vos camarades - si je puis me permettre ce mot un petit peu étranger à votre parti - l'avaient acceptée. Elle permet la poursuite sans retard de nos engagements; elle permet surtout de distinguer entre nos engagements classiques en matière de coopération avec les pays de l'Est et la CEI d'une part, et les futures contributions de la Suisse à la cohésion économique et sociale de l'Union européenne d'autre part.
Il en va de notre crédibilité. Nous nous engageons depuis la chute du mur de Berlin, depuis quinze ans, dans le plus vaste processus de transition de tous les temps. Si nous tergiversons, 80 pour cent des projets de la Direction du développement et de la coopération, par exemple, devront être suspendus, voire abandonnés en cours de route. Cette politique du "stop-and-go" n'est pas acceptable, parce qu'elle serait dommageable aux populations locales en quête de prospérité et d'un minimum vital; elle serait dommageable à notre sécurité et également aux nombreuses grandes entreprises et PME suisses engagées dans ces pays.
Prenez les grands projets d'approvisionnement en eau potable en Macédoine: accepter la proposition de renvoi de la minorité, c'est couper les robinets avant même de les avoir installés. Bien plus que l'augmentation du troisième crédit-cadre, ce que combat la minorité, c'est l'aide au développement. J'avoue, Monsieur Mörgeli, que j'ai un peu de peine à suivre votre raisonnement, puisque vous dites au contraire à longueur d'année et de discours qu'il vaut mieux aider les réfugiés dans leur pays - ce qui est à de nombreux points de vue plus intelligent, notamment du point de vue social et financier.
Je vous demande aujourd'hui de passer de la parole aux actes et de rejeter la proposition de renvoi, comme l'a fait la majorité de la commission.