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AB 47104

Dormond Béguelin Marlyse · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2004-11-30

Wortprotokoll

Je vous demande, à la position Soutien de la formation culturelle des adultes, de soutenir ma proposition de minorité I qui vous demande d'en rester aux chiffres du budget 2004.

En effet, comme je l'ai souligné dans le débat général, la formation est un secteur fondamental pour l'avenir de notre pays. Cette constatation est aussi valable pour le domaine de la formation continue. Dans un monde en constante mutation, il est nécessaire de donner aux adultes la possibilité de bénéficier d'une formation continue sérieuse. D'ailleurs, lors des travaux sur la loi sur la formation professionnelle en Commission de la science, de l'éducation et de la culture, une proposition avait été faite d'introduire un volet comprenant la formation continue. Mais, après le plaidoyer de Monsieur le conseiller fédéral Couchepin, alors en charge du Département fédéral de l'économie, qui affirmait que la formation continue était assurée d'une manière remarquable par des associations privées en partie subventionnées par le Département fédéral de l'intérieur, la commission et le Parlement avaient finalement accepté de ne pas traiter ce point dans la loi sur la formation professionnelle. Il est donc un peu choquant que, deux ans après la reprise du Département fédéral de l'intérieur par le même conseiller fédéral, ce soit précisément dans ce domaine que l'on effectue des coupes qui mettent en danger la survie de ces associations.

Comme l'a relevé la Commission de la science, de l'éducation et de la culture dans la lettre qu'elle a adressée à la Commission des finances, ces coupes sont brutales; elles touchent des associations dont le travail est reconnu et apprécié. Pour ne citer qu'un exemple, celui des universités populaires que certainement, beaucoup d'entre vous connaissent: celles-ci emploient 3500 professeurs qui ont donné, lors de l'année 2002/03, 176 068 heures d'enseignement pour 11 843 cours.

Pour assumer cette organisation, les universités populaires ne disposent pourtant que de 30 postes administratifs à plein temps et de 50 à mi-temps. Elles ont connu une baisse constante de leurs moyens financiers et leur budget, qui était de 390 000 francs en 1990, a passé à 300 000 francs en [PAGE 1811] 2003. Elles ont donc déjà fait de gros efforts de restructuration et de rationalisation. Les coupes qui sont proposées maintenant pour le budget 2005 par le Conseil fédéral provoqueront la fermeture des universités populaires qui n'ont pas eu, comme toutes les autres associations, le temps de trouver des financements de remplacement.

Je vous demande donc de soutenir ma proposition de minorité I et de laisser au budget 2005 le même montant que celui attribué pour 2004.

Si c'est nécessaire, le Conseil fédéral pourra procéder à des coupes à partir du budget 2006, de manière à ce que les associations concernées aient le temps de se retourner et de trouver des financements qui leur permettent de continuer leurs activités.