Ruey Claude · Nationalrat · 2003-06-17
Ruey Claude · Nationalrat · Waadt · Liberale Fraktion · 2003-06-17
Wortprotokoll
Je vais être très bref. En fait, j'ai parfois l'impression que la question de la compensation des risques est devenue un peu l'alibi, le hochet ou la panacée, suivant de quel côté on se tourne, du problème de l'assurance-maladie. C'est vrai qu'il y a un problème de compensation des risques, mais je ne suis pas convaincu que ce soit en cherchant frénétiquement une solution parfaite à 102 ou à 110 pour cent qu'on aura forcément réglé tous les problèmes liés aux coûts de la santé dans ce pays. Je crois que c'est finalement un demi faux problème.
En tout cas, si on veut compenser les risques - et il faut le faire, bien entendu! c'est le système de la LAMal qui le veut -, il faut que ce soit sur des critères objectifs. Et là, on est en train de passer à ce que M. Bortoluzzi a appelé la compensation des coûts selon un phénomène que M. Guisan a parfaitement bien expliqué. On risque, en effet, d'aller dans le sens d'effets pervers qui favoriseront le mauvais contrôle, qui favoriseront la dépense et la déresponsabilisation. Parce que, effectivement, si on compense sur les coûts, qui est-ce qui a intérêt à les diminuer? C'est cela, la difficulté de ce problème! Ce n'est pas une question idéologique, c'est une question pratique, c'est une question de difficulté à mettre en place de bons instruments, et il faut tenir compte de ces effets pervers.
Qui plus est, en l'occurrence, on vient solliciter les finances fédérales et les finances cantonales de manière supplémentaire, ce qui est encore une raison de plus pour que le groupe libéral s'abstienne de soutenir cette proposition de minorité, et même la combatte.