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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2003-06-17

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2003-06-17

Wortprotokoll

Madame Goll, la réponse que je vous fais n'est pas la réponse définitive, j'en donnerai une deuxième. A la limite, je ne voudrais pas une caisse bon marché, je voudrais que toutes les caisses soient bon marché! Et le combat que nous menons, ce n'est pas pour empêcher les caisses d'être bon marché, c'est pour éviter que toutes deviennent trop chères. Mais j'admets volontiers que cette réponse est insuffisante.

Si vous regardez les choses de manière dynamique, il n'y a aucune caisse qui peut être longtemps une caisse très bon marché sans qu'elle attire - et c'est le but même de la concurrence - un grand nombre de clients supplémentaires. Parmi les caisses qui sont en difficulté aujourd'hui, il y en a un certain nombre qui ont voulu donner l'image de caisses bon marché et qui n'ont pas été capables d'anticiper les conséquences de leur politique. C'est-à-dire qu'elles ont attiré un nombre important de nouveaux assurés et, avec l'obligation de constituer des réserves et toutes les autres obligations qui vont avec, elles se sont très rapidement trouvées en difficulté. Je crois qu'on peut tenir peut-être une année avec une caisse à bon marché - artificiellement, comme vous le dites -, mais sur la durée, ce n'est pas possible!

Il n'y a pas d'exemple de caisse bon marché qui le reste simplement par ce que vous appelez la sélection des risques. La sélection des risques, qui permet dans un premier temps à une caisse d'avoir des primes basses, conduit rapidement à une augmentation massive du nombre des assurés de cette caisse - j'ai vérifié ces choses-là ces temps-ci, je me suis beaucoup intéressé à la situation financière des caisses-maladie, parce qu'après les accidents qu'on a eus dans le deuxième pilier, je ne voudrais pas qu'on ait les mêmes problèmes dans l'assurance-maladie. Par expérience, on constate qu'il n'y a point de caisses qui puissent mener une politique de sélection des risques sans prendre des risques extraordinaires, parce qu'elles attirent tout le monde et après, elles n'arrivent plus à maîtriser l'affaire. [PAGE 1063]

Alors, vous peignez le diable sur la muraille, de la société et de la concurrence! La concurrence a des vertus supplémentaires, que vous ignorez encore, mais que vous allez découvrir peut-être, à moins que, par définition, vous n'aimiez pas la concurrence. Comme l'a dit M. Gross Jost, finalement, ce que vous ne voulez pas, c'est la concurrence. Moi, je la veux.