Couchepin Pascal · Bundesrat · 2005-03-03
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2005-03-03
Wortprotokoll
Je crois que tout a été dit sur le sujet. La proposition de la minorité Teuscher revient à reprendre le modèle des cantons. On sait que ce modèle, sous des apparences généreuses, est en réalité socialement inéquitable, puisqu'il préconise la gratuité des primes pour tous les enfants - quel que soit le niveau de revenu des parents - et qu'il reporte le poids de ce subventionnement sur les autres assurés, c'est-à-dire sur les assurés âgés de plus de 25 ans.
J'ai été intéressé par le calcul de Madame Teuscher qui dit que, finalement, ce n'est pas grave puisque l'augmentation de la part de ces assurés au paiement des coûts de l'assurance-maladie passe de 60 à 65 pour cent. On a ainsi l'impression qu'il y aurait une augmentation de 5 pour cent. En réalité l'augmentation de 60 à 65 pour cent entraînerait non pas 5 pour cent d'augmentation des primes de l'assurance-maladie, mais 7 à 10 pour cent, pour, en contrepartie, libérer totalement les jeunes âgés de moins de 18 ans du paiement des primes - quel que soit le niveau social et économique des parents. Avec, en plus, l'effet pervers qu'a relevé Madame Egerszegi, à savoir que les jeunes seraient habitués à entendre dire que les primes d'assurance-maladie ne coûtent rien, que la consommation n'a pratiquement aucune conséquence pour eux et que, tout d'un coup, lorsqu'ils arrivent à l'âge adulte, à 18 ou 25 ans, on leur dirait que les primes d'assurance-maladie dépendent en partie de leur consommation, qu'il faut absolument qu'ils fassent un effort pour limiter la consommation médicale. Je crois que cette solution est non seulement fausse socialement, mais qu'elle est également fausse du point de vue de l'attitude à l'égard de l'assurance-maladie. C'est l'une des raisons pour lesquelles elle doit être repoussée.
Je vous invite à suivre la majorité.