Couchepin Pascal · Bundesrat · 2005-06-14
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2005-06-14
Wortprotokoll
Je crois que personne ne conteste le fait que la création de pôles de compétences interinstitutionnels est une chose importante et nécessaire en vue de garantir l'attractivité et l'efficacité de notre infrastructure de recherche. Il est donc important que les responsables élaborent des réflexions et des scénarios, et notamment que des discussions sur la création de pôles de compétences, entre autres dans le domaine des sciences des matériaux, aient lieu.
Parmi les scénarios évoqués, il y a eu en effet un scénario qui prévoit l'éventuel transfert d'éléments des laboratoires fédéraux d'essai des matériaux et de recherche (LFEM) à Lausanne. Je crois que la grande discussion et l'angoisse qui en est née, relayées parfois par les autorités cantonales, contribuent davantage à l'insécurité que la question elle-même qui doit être posée et qui est nécessaire. Parfois, en donnant trop d'écho à des craintes, on les amplifie avant même d'avoir pu voir objectivement s'il y a un intérêt à faire quelque chose ou non. Toujours est-il que le Conseil des EPF aura une première discussion sur les scénarios à la fin juin 2005 et les choix seront arrêtés vraisemblablement à la fin de 2005 ou au début de 2006. On ne peut donc pas se prononcer sur l'éventuel transfert d'éléments des LFEM à Lausanne à ce jour.
Ensuite, dans le cadre de la formulation du mandat de prestations au domaine des EPF pour les années 2008 à 2011, on examinera les choix et les propositions éventuelles du Conseil des EPF et le mandat de prestations sera ensuite soumis à l'approbation du Parlement. Je puis vous assurer que les responsables de l'école polytechnique sont conscients de l'importance d'intégrer les autorités cantonales dans la démarche qui est faite, quel que soit le résultat.
J'invite les parlementaires à apaiser les craintes plutôt qu'à les alimenter. C'était une bonne chose d'avoir cette discussion, mais il ne faut pas multiplier les discussions parce qu'à la fin, on risque de provoquer exactement le contraire de ce que l'on veut atteindre. Les choses doivent se faire rationnellement, en discutant avec les cantons, de telle sorte que, le moment venu, le mandat de prestations soit accepté ici dans l'enthousiasme général par l'ensemble du conseil.