Marty Dick · Ständerat · 2005-06-16
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2005-06-16
Wortprotokoll
J'aimerais tout d'abord remercier la commission pour son excellent travail, mais j'aimerais aussi remercier l'OFEFP sans lequel, je crois, on n'aurait pas de solution aujourd'hui.
Si j'ai bien compris l'intervention de Monsieur le conseiller fédéral Leuenberger, je devrais aussi remercier le Conseil fédéral qui nous a offert - de mon point de vue en particulier - un baroud d'honneur dans cette salle.
Les discussions parlementaires sont toujours enrichissantes, mais elles sont aussi source de surprise et d'étonnement. Nous discutons maintenant depuis une heure et demie d'un sujet dont nous avons déjà discuté, nous sommes en train de mener une grande discussion sur le financement, alors que - je crois que je dois le répéter parce qu'on ne l'a peut-être pas encore bien saisi - nous n'allons pas dépenser un franc de plus! Et c'est quand même étonnant qu'on n'ait pas dit deux mots sur tout ce à quoi nous allons renoncer: pour financer ces parcs, nous allons renoncer dans d'autres domaines à des tâches de protection de l'environnement. Bon, vu la situation actuelle, on peut dire que c'est une bonne chose, mais nous n'allons pas dépenser un franc de plus! Or si je consulte l'ordre du jour de ces dernières semaines, je constate qu'on a souvent dépensé des dizaines de millions de francs sans sourciller, alors que, dans le cas présent, une discussion "gigantesque" est en train de se développer.
Je crois quant à moi que le principe des parcs a été adopté clairement contre un conseiller fédéral qui prêche toujours bien, mais qui met mal en application les principes. En effet, on parle de protection de l'environnement, de politique régionale, de développement économique, et lorsqu'on a un instrument qui correspond à la fois à ces trois domaines, voilà qu'il traîne les pieds! Oui, les parcs régionaux ont une importance en matière de protection de l'environnement, cela me paraît évident; ils sont un instrument de politique régionale, et attention, pas seulement pour les régions de montagne, mais pour tout le pays; et, oui, ils sont un instrument de la croissance économique dans les différentes régions.
On a tellement d'exemples à l'étranger, je crois que le doute n'est pas possible. Madame Forster vient de parler de la France. Si on se donne la peine d'étudier le modèle français, on constate que c'est un modèle qui a du succès. Je crois qu'il y a un certain masochisme dans ce pays à renoncer à mettre en valeur ses beautés extraordinaires, alors que les pays étrangers le font.
Dans cette salle, on a souvent critiqué les faiblesses structurelles du tourisme suisse. Et maintenant qu'on a un instrument à disposition, on fait un grand débat pour savoir si on peut ou si on doit l'utiliser, alors qu'on ne dépense pas un franc de plus!
Le label Unesco, par exemple, pour le patrimoine mondial, a d'un point de vue touristique - outre la valorisation culturelle - une importance fondamentale, et vous pouvez le demander à tous ceux qui en ont bénéficié ou qui en bénéficient encore aujourd'hui. Les parcs d'importance nationale - j'en suis absolument persuadé - connaîtront ce même succès, en créant en plus des emplois sur place et en donnant ainsi satisfaction à un des buts de la politique régionale.
Monsieur Schweiger nous parle de "Fokussierung", mais, avec le sourire et le charme que nous lui connaissons, en réalité, il veut une "Liquidierung", parce qu'il coupe tout financement - et c'est clair qu'on ne peut pas avoir dans ce cas une "Fokussierung". Cette "Fokussierung" sera possible grâce aux 10 millions de francs par année prévus dans le projet, et ce n'est pas beaucoup. C'est clair qu'il y aura une sélection parce que ce sont des projets qui doivent être soutenus par la base.
Je vous invite à soutenir la proposition de la minorité I (Germann).
Monsieur Germann, pour ce qui concerne la rigueur de la politique financière, ne peut pas être soupçonné d'être laxiste. Il a démontré, je crois, avec une très grande cohérence qu'avec le système de financement choisi - et je le répète: cela ne va pas coûter un franc de plus! -, la Confédération, si toutes les conditions sont remplies, si les moyens sont à disposition dans le budget, va financer ce projet. Monsieur Lauri a posé des questions: je crois que ça va dans le même sens.