Lexipedia

Janiak Claude · Nationalrat · 2005-11-28

Janiak Claude · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-11-28

Wortprotokoll

La présidente (Meyer Thérèse, présidente): Bonjour! Guten Tag! Buongiorno! Bun di! C'est déjà la dernière fois que j'ai l'honneur d'ouvrir la séance du Conseil national, la dernière fois que je vous lance ces bonjours dans ces quatre langues que je chéris tellement dans mon pays.

Mes chers collègues, je constate que le Parlement et le Conseil fédéral ont été suivis de justesse pour l'un des objets soumis en votation populaire et ont été désavoués pour l'autre.

La modification de la loi sur le travail l'a emporté dans les cantons les plus concernés. Ainsi les commerçants des principales gares et des aéroports pourront continuer d'employer du personnel également le dimanche. En acceptant ce projet, le peuple accepte que l'on puisse y acheter toutes les marchandises et tous les services proposés. Ce vote n'a nullement la signification d'un désir d'ouverture généralisée le dimanche de tous les magasins dans l'ensemble du pays. Le résultat a été extrêmement serré et l'écart n'est que de 23 000 voix sur plus de 2 millions de suffrages exprimés. Nous devons en tenir compte. Ce résultat veut aussi dire que les Suisses tiennent à leur jour de repos dans la semaine.

L'initiative "pour des aliments produits sans manipulations génétiques" l'a emporté avec près de 56 pour cent des voix et a été acceptée dans tous les cantons. Le Parlement - pour le Conseil national de justesse, il est vrai - était d'avis que la loi sur le génie génétique, la plus dure du monde, protégeait suffisamment l'être humain, les animaux et l'environnement. Mais le peuple et les cantons ont décidé que les plantes génétiquement modifiées seront ainsi interdites dans l'agriculture pendant cinq ans. Les craintes d'une grande partie de l'opinion n'ont pas pu être apaisées par des arguments rationnels et par une loi très dure. L'opinion publique a sans doute émis un vote de principe contre les OGM, surtout les OGM dans l'assiette. Tant les initiateurs que les adversaires du texte accepté admettent l'idée que la recherche scientifique doit se poursuivre. Espérons que ce message convaincra les chercheurs. D'ici cinq ans, nous aurons l'occasion de vérifier quels sont les effets du texte accepté et comment les milieux scientifiques pourront regagner la confiance des citoyens car, comme le disait déjà Rabelais en 1532, "science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Ces résultats s'imposent à nous tous comme ceux de tous les scrutins populaires.

Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chers jeunes parlementaires, chers parents et amis, chers visiteurs, mon temps de présidence s'achève aujourd'hui. Ces neuf mois intenses ont passé vite, très vite. Je ne vais pas vous donner une statistique du nombre de lois et d'interventions que nous avons examinées pendant ce temps. Je vous dis merci de m'avoir fait confiance le 8 mars dans des circonstances difficiles et je dis ici à notre ami Jean-Philippe Maitre que nous sommes en pensée avec lui, que nous sommes proches de lui.

Grâce à vous j'ai pu vivre une aventure exceptionnelle. J'ai aimé le travail au sein du conseil et les contacts privilégiés que j'ai eus avec vous, mes collègues de tous les bords politiques. Une des choses que je regretterai le plus, c'est de ne plus croiser vos regards, si expressifs depuis ce point de vue.

J'ai eu le plaisir de redécouvrir mon pays dans toutes ses beautés et sa diversité culturelle lors de mes visites en réponse aux nombreuses invitations. La participation à la Conférence mondiale des Présidents de parlement à l'ONU à New York que j'ai présidée partiellement m'a confirmé que la Suisse avait sa place et qu'elle apportait un excellent travail dans cette institution internationale qu'elle a ralliée très récemment.

Des entretiens avec de nombreuses délégations étrangères, des ambassadeurs et quelques sauts de puce à l'étranger m'ont permis de prendre à nouveau conscience des valeurs de notre pays qui est bon, voire très bon, dans beaucoup de domaines, mais aussi de voir que les autres pays bougent, qu'ils ont du succès et qu'ils avancent. Nous avons été impressionnés récemment lors de contacts en Irlande, un pays en pleine croissance. J'ai rencontré des compatriotes très dynamiques dans certains pays, ainsi que certains de nos ressortissants qui ont des idées et des activités remarquables à l'étranger. Cela doit nous stimuler et nous donner le courage d'entreprendre les réformes nécessaires. Nous ne devons pas avoir peur; nous pouvons nous adapter aux situations nouvelles sans tout casser. Nous devons marcher vers l'avenir avec confiance. "La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent": c'est Albert Camus qui nous le dit.

[PAGE 1548]

Et vous ne voulez pas me dire que les 200 élus de ce conseil ne sont pas capables ensemble de relever les défis du futur! Nous devons avoir le courage de changer les choses qui doivent l'être, la force de maintenir celles qui sont bonnes, et l'intelligence de faire la différence entre les deux.

Dernièrement, j'ai participé à la session des jeunes. A mon avis, nous devons plus les écouter, plus partager avec eux. Ils ont des idées, un oeil nouveau sur les problèmes et nous devons aussi leur communiquer notre espérance. Ils sont bien sûr notre futur. Pour encourager les jeunes qui s'engagent et redire mon affection à ma Suisse multiculturelle, j'ai invité les plus jeunes élues féminines et élus masculins des quatre régions linguistiques. Deux sont présents sur la tribune et j'aimerais les remercier tous pour leur engagement et encourager beaucoup d'autres à les suivre, et je tourne ainsi mon discours de départ vers l'avenir.

Je vais vous les présenter très brièvement.

Jau benevent ils dus pli giuvens commembers rumantschs dal Cussegl grond dal chantun Grischun, dunna Barbara Janom Steiner, en il parlament dapi 2003, e signur Corsin Farrér, en il Cussegl grond dapi l'onn 2000. Jau sper ch'els na s'engaschian betg mo per la giuventetgna, mabain era per la quarta lingua naziunala che ma stat fitg a cor.

I due parlamentari più giovani della Svizzera di lingua italiana provengono entrambi dal canton Ticino. Si tratta di Marina Carobbio Guscetti, nata nel 1966 e in Gran Consiglio dal 1999, e di Norman Gobbi, nato nel 1967 e in Gran Consiglio dal 1999. I due giovani italofoni partecipano a una seduta importante e non possono purtroppo essere presenti - tanti auguri per il loro lavoro!

La Suisse romande est représentée par Madame Solenne Perrinjaquet qui est là; on peut l'applaudir. (Applaudissements) Elle est née en 1984, c'est la plus jeune députée de tout le pays; elle est députée au Grand Conseil du canton de Neuchâtel depuis 2005. Et Monsieur Guillaume Barazzone, né en 1982, est député au Grand Conseil du canton de Genève depuis 2005. Bravo! (Applaudissements)

Avec une moyenne d'âge de 22 ans, la députation romande est la plus jeune des quatre régions linguistiques. Vous êtes la preuve vivante que la valeur n'attend point le nombre des années et que tout en étant jeune, on peut faire bouger les choses. Merci à vous deux!

Frau Tabea Grob, Mitglied des St. Galler Kantonsrates seit 2004, ist mit Jahrgang 1983 die jüngste Deutschschweizerin. Genau gleich alt ist Joël Thüring, seit 2005 Mitglied des Grossen Rates des Kantons Basel-Stadt. Auch sie beide sind noch sehr jung und haben einen Grossteil ihres politischen Weges noch vor sich.

Allen acht Erwähnten möchte ich für den bisherigen Einsatz für die Öffentlichkeit danken und für die Zukunft viel Ausdauer und im richtigen Zeitpunkt die oft notwendige Kompromissbereitschaft wünschen. Und wenn eine Sackgasse droht, können auch Kreativität und Humor weiterhelfen. Bravo à tous ces huit!

Enfin, je voudrais remercier du fond du coeur toute l'équipe de Mariangela Wallimann-Bornatico, notre secrétaire générale. Sans cette équipe, impossible de faire efficacement face à la tâche de président ou de présidente.

Un merci tout spécial aussi à Claude Janiak et à Christine Egerszegi, deux vice-présidents qui m'ont épaulée parfaitement. Je vous dis: "Vous pouvez les élire sans craintes à la présidence et à la première vice-présidence, puis à la présidence."

Et surtout, merci encore à vous, chers collègues que je retrouverai dans le rang d'ici quelques instants. Merci à tous pour votre amitié. (Applaudissements)

Janiak Claude · Nationalrat · 2005-11-28 | Lexipedia | Lexipedia