Lexipedia

Meyer Thérèse · Nationalrat · 2005-11-29

Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-11-29

Wortprotokoll

Cet article est l'un des éléments importants de la loi et il prévoit un minimum modeste de 200 francs par enfant et de 250 francs pour les jeunes en formation. La moyenne suisse est de 185 francs actuellement, avec un écart assez grand de 154 à 344 francs pour les enfants et de 190 à 444 francs pour l'allocation de formation.

Nous proposons un minimum, car c'est une mesure de politique familiale sur laquelle nous pourrons construire des mesures plus ciblées pour les familles qui en ont besoin. Je vous remets en mémoire qu'en première lecture, alors que l'USAM menaçait d'un référendum, son directeur - que j'estime beaucoup et avec qui nous avons eu un combat pour la politique familiale gagné il n'y a pas longtemps - avait proposé un montant de 185 francs comme socle. Il n'était donc pas loin de ce montant que propose la majorité de la commission: il n'y a que 15 francs de différence. Je pense que 15 francs ne valent pas un référendum.

Pour ceux qui ne veulent pas du tout centraliser les allocations familiales, je dirai que pour les sujets d'importance nationale, nous reconnaissons qu'il faut parfois un cadre modeste pour encourager à avoir un montant minimum qui établit une équité entre les parents, entre les enfants du pays. Cette politique familiale mérite une attention particulière, nous le savons tous. Je trouve le Conseil fédéral un peu frileux, lui qui est très généreux avec ses employés - et il a raison de l'être.

Du point de vue économique encore, beaucoup d'employeurs font déjà un effort équivalent ou même plus grand que celui qui est demandé comme socle dans cette loi. Nous saluons leurs efforts. Il est toujours possible d'aménager une politique salariale qui donne un petit avantage aux familles qui ont des enfants sans "plomber" les budgets des entreprises.

Dans notre pays, le désir d'enfants est plus élevé que le nombre d'enfants qui naissent. C'est notre responsabilité, c'est la responsabilité de la politique que d'aménager un cadre qui encourage les personnes qui veulent des enfants à les avoir. La relève de la jeunesse est la force économique du futur et les bons investissements rapportent beaucoup plus que de petites économies à courte vue.

Je vous engage donc à faire ce petit pas vers une politique familiale plus équitable.

[PAGE 1572]