Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2000-09-18
Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2000-09-18
Wortprotokoll
Le soutien qui a été exprimé très clairement et de façon tangible à cette tribune en faveur de la recherche suisse et de ressources financières suffisantes est vraiment très réjouissant. Je partage bien sûr l'avis de tous ceux qui disent que, si la matière grise est notre seule matière première, il s'agit d'investir aussi pour la faire fructifier. Je considère donc ce qui a été dit comme un soutien aux efforts qui ont été faits, de façon têtue et volontaire, tout au long de ces années, de sortir de cette situation qui, au début des années nonante, faisait que l'on votait des crédits et puis qu'on les coupait de nouveau avec des instruments aussi barbares que la "Kreditsperre" ou d'autres instruments de torture qui conduisaient surtout les personnes concernées à ne même plus savoir ce qu'elles allaient recevoir. On mettait quelque chose au plan financier et ensuite on le coupait. M. Scheurer Rémy a très bien montré l'effet de tels freins. Ces freins étaient absolument nécessaires pendant cette période. C'est vous-mêmes, au Parlement, qui les avez souhaités et le Conseil fédéral s'est exécuté avec une belle détermination.
Ce que nous voulons faire maintenant, c'est sortir de ce "stop and go", c'est sortir de ces promesses finalement non tenues. Nous voulons au contraire choisir un courant qui tienne compte des besoins de financement de la science, qui ne fasse pas des sauts, puis qui ensuite serait repris de nouveau, mais qui permette vraiment d'investir lentement, mais sûrement, toujours plus dans cette activité essentielle pour notre pays. Ainsi, veuillez comprendre la réponse à l'interpellation Gadient et aux orateurs de la tribune de la façon suivante.
Nous sortons de ces périodes de vaches maigres; nous avons un nouveau plan quadriennal qui est en légère augmentation. Nous voulons que cette augmentation soit de 5 pour cent du budget global en 2002 et 2003. Nous espérons que nous pourrons le réaliser et que nous serons suivis, et bientôt nous allons préparer la prochaine période quadriennale. C'est dans cette prochaine période quadriennale que nous veillerons de nouveau, avec cette démarche qui se veut solide et durable, à augmenter les ressources. Je suis persuadée que nous faisons ce que nous pouvons et que ce qui est le plus important dans la période actuelle, c'est d'utiliser de la façon la plus rationnelle possible les moyens mis à disposition. Les structures que nous avons mises en place pour la gestion des universités, pour la gestion de la recherche, doivent nous y aider.
Encore une fois merci pour le soutien. Comprenez qu'il n'y a pas de possibilité de changer de politique tous les six mois; les décisions datent de la fin 1999, nous les mettons maintenant en oeuvre. Veuillez nous aider à continuer dans cette démarche de croissance régulière.