Amgwerd Madeleine · Ständerat · 2005-12-15
Amgwerd Madeleine · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-12-15
Wortprotokoll
Le message sur la fondation Musée national suisse a déjà une longue histoire et celle-ci risque bien de durer. Autant prendre le temps de faire les choses le mieux possible que de vouloir la terminer à tout prix, sans résoudre les problèmes qui, je me le suis laissé dire, existaient déjà alors que Ruth Dreifuss, alors conseillère fédérale, en avait la responsabilité.
Personne n'a osé crever les abcès. Certains ont peut-être essayé ou ont eu l'intention de le faire, mais force est de constater que les problèmes subsistent. Il y a donc lieu de prendre des décisions qui permettront de résoudre de manière satisfaisante et définitive les problèmes.
Résoudre les problèmes, de mon point de vue, ce n'est pas laisser carte blanche à une fondation qui, peut-être! les résoudra. Utiliser cette manière de déléguer les problèmes, c'est une fois de plus refuser de prendre la responsabilité de décider et la laisser à d'autres.
Je suis favorable au renvoi au Conseil fédéral, comme le propose la majorité de la commission. J'aimerais évoquer trois éléments parmi d'autres.
1. Cette décision ne doit en aucun cas retarder l'agrandissement et la rénovation du site de Zurich. Des projets sont en cours, en phase d'obtention de permis. Ce n'est actuellement pas en mains fédérales, mais au niveau des autorités zurichoises. Prétendre que si nous renvoyons le projet au Conseil fédéral nous empêchons l'agrandissement n'est pas correct. Ce sont deux processus parallèles qui peuvent suivre des chemins différents. Si l'un prenait du retard, cela n'empêcherait pas le second d'avancer.
2. Nous savons qu'il y a des problèmes de personnel et de gestion opérationnelle. Le président Wehrli mentionne dans son courrier du 1er décembre 2005 - est-ce une manière de faire pression? - que cinq cadres ont quitté le musée. Il est un peu facile de mettre la raison de ces départs sur le compte d'une insécurité face à l'avenir du musée, alors que l'on sait qu'il y a de graves tensions au sein du personnel et depuis longtemps, et cela n'est pas lié à la création de la fondation, ou en tout cas pas forcément. L'amélioration de la gestion doit se poursuivre. Elle peut l'être indépendamment des décisions que nous prendrons. Je vous renvoie ici à la page 13 du rapport du DFI du 26 octobre 2005: "Dans le courant de l'année 2006, le DFI introduira progressivement des mesures urgentes pour combler les lacunes constatées à l'intérieur du Musée national suisse."
3. Je souscris pleinement au rapport et plus particulièrement au contenu du chiffre 6: définir la politique muséale de la Confédération, ses objectifs, ses tâches et ses priorités, optimiser les structures et les instruments de pilotage.
Pour la sous-commission et la majorité de la commission, il est admis qu'à terme l'objectif est de donner au Musée national suisse une autonomie justifiée sous une forme juridique à définir, une fois les problèmes organisationnels réglés et les objectifs de la Confédération clairement précisés.
Le calendrier proposé me paraît judicieux, avec des tâches urgentes qui seront réglées l'année prochaine.
Pour ces différentes raisons notamment, et pour d'autres évoquées par mes collègues, je vous demande de soutenir la proposition de la majorité de la commission.