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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2000-09-20

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-09-20

Wortprotokoll

"Offensive de la Confédération": l'usage de termes militaires déserte de plus en plus les enceintes du Département militaire pour se concentrer dans la bouche de ceux qui, généralement, n'aiment pas tellement le langage martial.

Eh bien, faut-il faire une "offensive de la Confédération" en matière de formation? Je crois que c'est un but permanent de l'Etat, dans ce pays, de faire une offensive de la formation. C'est un but tellement permanent qu'il n'y a pas besoin, à un certain moment, de voter des crédits extraordinaires, d'une certaine manière dans le désordre, pour accentuer encore un effort qui est constant, qui est profond, au niveau primaire. Regardez tous les débats qui se passent dans les cantons sur ce qu'on doit enseigner à l'école en matière de langues, ou dans d'autres domaines. Comment est-ce qu'on améliore la formation pédagogique des maîtres, comment est-ce qu'on améliore la transmission du savoir? Au niveau secondaire, la réforme des maturités; et maintenant, ce qui me paraît extrêmement important et qui pourrait être l'occasion d'un large débat sur les diverses conceptions de la formation en Suisse: la loi sur la formation professionnelle, qui est maintenant soumise à l'examen des commissions spécialisées du Parlement.

Mais ce n'est pas tout, il y a aussi la réforme des HES, qui fait partie de ce que l'on pourrait qualifier d'offensive de la Confédération, et aussi l'amélioration constante du système de financement de la recherche, la collaboration avec les universités et l'appui aux écoles polytechniques.

Si l'on regarde ce qui a été fait au cours de ces années, de manière fondamentale, la vague de fond est impressionnante, et elle se poursuit. Mais il y a eu aussi des actions partielles, notamment les arrêtés sur les places d'apprentissage: il y en a eu plusieurs, grâce au Parlement et aussi avec l'accord du Conseil fédéral.

Faut-il en permanence, chaque fois qu'un programme extraordinaire a été achevé, lancer un nouveau programme extraordinaire ou vaut-il mieux, comme nous le pensons, réformer la loi sur la formation professionnelle et les instruments législatifs dont on dispose, pour que cette offensive ne soit pas faite de pointes successives d'actions limitées dans le temps, mais soit véritablement une action de fond qui porte ses fruits en profondeur et en largeur dans l'espace et dans le temps.

Ca ne veut pas dire qu'à l'avenir - et je tiens à le préciser - la Confédération ne sera pas décidée à intervenir dans certains domaines particuliers. Je ne vous cache pas qu'actuellement, des services de mon département sont en train d'étudier, avec de grandes entreprises des télécommunications, le moyen de faire accéder davantage de jeunes Suisses aux nouvelles méthodes, aux nouvelles techniques de l'information et de l'informatique.

Je réserve donc un certain nombre de programmes possibles qui sont en train d'être évalués et qui pourraient être soumis au Parlement ultérieurement. Je réserve ces points-là et je dis que l'interpellation Galli porte sur quelque chose qui nous paraît essentiel: la formation. Il n'est pas nécessaire de faire des offensives ciblées et limitées dans le temps, il faut une action en profondeur, et les réformes qui sont en cours répondent à cette exigence.

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