Dupraz John · Nationalrat · 2006-03-13
Dupraz John · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2006-03-13
Wortprotokoll
Je dois dire que je suis abasourdi par les propos de notre collègue Fehr Hans. Celui qui vous parle n'est certes pas un modèle de vertu, mais lorsqu'on entend dire, de la part d'un collègue, que ce projet de loi, qui est notamment destiné à contribuer à la réduction des disparités économiques et sociales au sein de l'Union européenne élargie, est un acte de corruption, je ne peux pas laisser insulter mon gouvernement et l'action de ce Parlement. Ce sont des propos malvenus et inacceptables de la part de quelqu'un que je qualifierai de grossier personnage!
Monsieur le président, je m'étonne que vous laissiez tenir de tels propos dans cette assemblée et j'ose espérer qu'il y aura une reprise en main. Car, si on emploie des termes de ce type et si on laisse en fait comparer l'action du gouvernement et de ce Parlement à une action mafieuse, où va-t-on? Jamais je n'ai entendu cela en trente ans de carrière politique dans ce pays. Je suis outré que des collègues puissent tenir de tels propos.
La proposition Schlüer de limiter la contribution à 1 milliard de francs voudrait dire, comme l'a dit Madame la conseillère fédérale Calmy-Rey, qu'il n'y aurait plus rien pour l'aide à la transition dans les pays d'Europe de l'Est. Cela est tout simplement inacceptable. C'est une attaque contre les plus démunis, contre l'action de la Suisse pour aider ces pays à se développer et à émerger. En fait, une telle aide est dans notre intérêt, pour que nous puissions avoir des partenaires économiques forts dans le délai le plus court possible pour l'économie et notre pays.
Par ailleurs, nous avons décidé en commission de ne rien inscrire dans la loi concernant le financement; c'est pour cela qu'il y a un postulat, et la proposition Fehr Hans est en fait une attaque indirecte contre le postulat. Elle est contraire à l'esprit dans lequel la commission a travaillé.
Je vous demande, au nom de la commission, de rejeter les propositions Schlüer et Fehr Hans.