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Robbiani Meinrado · Nationalrat · 2006-03-21

Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2006-03-21

Wortprotokoll

Si l'on observe, même d'un oeil un peu distrait, le marché du travail actuel, on s'aperçoit tout de suite des difficultés et des obstacles remarquables qui s'opposent à la réinsertion d'une personne qui présente des faiblesses ou des désavantages. Cela est dû en particulier au fait que les aptitudes et les capacités exigées par les entreprises ont subi une intensification considérable. Face à un marché du travail et à une économie de plus en plus compétitive, les entreprises demandent à leurs employés des capacités et des aptitudes proportionnellement plus élevées par rapport au passé. S'il s'agit d'engager quelqu'un, il y a des sélections très strictes.

Dans ce contexte, un travailleur qui se trouve diminué à cause de sa santé se trouve généralement éloigné des conditions requises par les entreprises. Il s'agit de conditions personnelles, de difficultés effectives qui, pour pouvoir être dépassées, exigent un rattrapage intense. Cela est d'autant plus vrai que l'on est souvent en présence de personnes qui ont des difficultés cumulées, c'est-à-dire qu'il y a d'un côté des problèmes relevant de l'état de santé et de l'autre, des problèmes aussi liés à un niveau très modeste de qualifications. Dans ces cas-là, il paraît opportun de disposer d'une marge de manoeuvre suffisante, d'une flexibilité accrue dans la fixation du processus de réinsertion dans l'activité professionnelle.

C'est pour cette raison qu'il est proposé ici d'étendre à une année le délai d'intervention par des allocations d'initiation au travail. Il ne s'agit évidemment pas de généraliser cette limite temporelle à une année, mais de laisser aux organismes compétents, en particulier à l'office AI, la faculté de pouvoir aller au-delà de six mois dans les cas les plus difficiles. L'utilité d'une telle flexibilité se confirme d'ailleurs indirectement par les réflexions et les considérations faites tout récemment dans le domaine de la réinsertion des travailleurs dans le marché du travail. Si vous lisez le rapport du groupe interdépartemental qui a étudié la position des travailleurs âgés sur le marché du travail, vous trouverez une proposition analogue, c'est-à-dire que ce groupe va proposer que les mesures prévues par l'assurance-chômage puissent être étendues à une durée d'une année au moins pour les personnes âgées. Je ne pense pas que les difficultés rencontrées par une personne menacée d'invalidité soient différentes que celles que rencontrent les personnes âgées sur le marché du travail aujourd'hui.

Je ne trouve donc pas que l'élargissement de la marge de manoeuvre laissée aux organismes qui organisent et qui suivent le parcours de réinsertion des assurés atteints dans leur santé soit une option raisonnable et justifiée par la situation actuelle sur le marché du travail.

Je vous invite donc à accepter la proposition de la minorité.