Lexipedia

Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-09-19

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-09-19

Wortprotokoll

Comme vient de le dire Madame Forster, le Conseil fédéral n'a pas de sympathie pour cette proposition. Mais je voudrais quand même insister sur le fait que l'article 25 alinéa 2 prévoit que les prestations des chiropraticiens eux-mêmes ne sont pas contestées. Les chiropraticiens peuvent fournir des prestations qui sont remboursées par l'assurance-maladie; c'est évident, cela a été voulu. Le problème, c'est de savoir si les chiropraticiens peuvent ordonner à d'autres de fournir des prestations, par exemple à des physiothérapeutes. Mais ce n'est pas limité aux physiothérapeutes, il peut s'agir d'ergothérapeutes ou de personnes pratiquant d'autres activités qui vont encore se développer.

Alors Monsieur Inderkum, vous pouvez nous dire ce que vous voulez, mais c'est une extension; il s'agit bien d'une extension, quand une catégorie supplémentaire de personnes a la possibilité, non seulement de fournir ses propres prestations - ce qui n'est pas contesté - mais encore de donner mandat à des tiers de fournir des prestations. Vous n'avez pas voté pour rien, à plusieurs reprises, les restrictions d'établissement des médecins. En effet, tout le monde sait qu'une extension de l'offre médicale entraîne une extension des prestations. Et ici, qu'on le veuille ou non, on peut avoir toute la sympathie possible pour les chiropraticiens, à la fin, c'est une extension de l'offre. Est-ce que c'est une extension de l'offre qui entraîne une amélioration qualitative pour les pensionnés des homes, pour les personnes âgées et pour d'autres catégories de personnes? Non! Il y a suffisamment d'offres médicales en Suisse pour qu'on n'ait pas besoin d'étendre encore à d'autres catégories cette autorisation de prescrire.

Alors, ne vous laissez pas emporter par une sympathie légitime à l'égard de Monsieur Inderkum et des chiropraticiens. Jugez sur pièces et constatez que, si vous dites oui à cette proposition sympathique, on va vers l'extension des prestations et, à la fin, les petits ruisseaux font les grandes rivières, comme on dit en français. A la fin, quand on aura augmenté les petits ruisseaux, on aura une grande rivière de coûts et ce n'est pas le but que l'on poursuit. Il y a des points plus importants que celui-là, sur lesquels on peut discuter et qui apporteraient une véritable amélioration pour les patients.

Retenez vos bons sentiments et votez en fonction de la raison.