Ory Gisèle · Ständerat · 2006-09-20
Ory Gisèle · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2006-09-20
Wortprotokoll
Qui n'a pas été au Musée suisse des transports? Que ce soit en famille ou en course d'école, le Musée suisse des transports est certainement le plus populaire et le plus visité de Suisse. J'ai trouvé beaucoup de chiffres différents quant au nombre de visiteurs par année, mais ils sont en tout cas des centaines de milliers, et, avec un taux d'autofinancement de 90 pour cent, il y a de quoi être admiratif. Son succès vient certainement des sujets qu'il traite et de son dynamisme.
Malgré cela, le Musée suisse des transports ne peut vivre complètement de ses revenus propres et doit recourir à l'aide publique. Il ne peut en particulier investir suffisamment dans ses infrastructures. Il se trouve aujourd'hui acculé et doit se résoudre à entreprendre des travaux considérables pour améliorer la sécurité des bâtiments ainsi que leur efficience énergétique, par exemple. Mais il doit aussi le faire pour maintenir son attractivité, présenter ses collections de manière plus moderne. Ces travaux sont de grande ampleur puisqu'il s'agit de démolir les premiers bâtiments et d'en reconstruire de nouveaux, et tout cela devrait être fait pour les cinquante ans du musée en 2009. Que voilà un beau cadeau d'anniversaire!
Cependant, l'investissement est devisé à 50 millions de francs et la fondation du Musée suisse des transports ne peut évidemment pas s'offrir un tel investissement. La fondation a établi un plan de financement dans lequel la Confédération n'est pas le principal investisseur. La ville et le canton y vont aussi de leur poche. Le secteur privé participe également. C'est au fond un plan de financement tel que nous devrions toujours en avoir, un exemple de partenariat entre les pouvoirs publics et l'économie privée.
Je vous propose donc d'accepter cette contribution d'investissement au Musée suisse des transports, qui fera un peu figure de cadeau d'anniversaire, puisque c'est une aide ponctuelle, uniquement destinée à ces travaux. J'espère que nous aurons bientôt un concept suisse des musées. Il nous [PAGE 677] a été promis, il devrait arriver. Il aurait été bienvenu que ce crédit puisse faire partie d'une réflexion globale en matière de musées en Suisse.
Le Conseil fédéral propose de compenser ces 10 millions de francs à l'interne. Je préférerais quant à moi qu'ils ne soient pas compensés à l'intérieur de l'Office fédéral de la culture. Mais s'il faut le faire, alors qu'on le fasse de manière très sélective. Les explications qui nous ont été données en commission sont propres à nous rassurer, puisque ce sont les rénovations de monuments historiques, le bénéfice de la frappe des monnaies et coupures linéaires, et d'autres crédits d'aides financières qui en feront les frais. Je tiens ici à affirmer que la compensation ne doit pas se faire au détriment d'activités culturelles habituelles. Il s'agit d'un investissement ponctuel, il doit être compensé en renonçant ou en repoussant de quelques années d'autres investissements ou rénovations ponctuelles de même ampleur.