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Darbellay Christophe · Nationalrat · 2006-12-07

Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2006-12-07

Wortprotokoll

La Commission de gestion a publié un rapport édifiant sur ce sujet, et ce n'est pas la première fois que nous en débattons, puisque dans le cadre du programme d'allègement budgétaire 2004, nous avions déjà insisté sur la nécessité d'être beaucoup plus prudents lors de l'attribution de mandats à des experts. Et là déjà, le Conseil fédéral nous avait dit qu'il prendrait en compte cette critique dans le cadre des futurs plans financiers. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu la couleur.

Les mandats de consultants externes se montent à 700 millions de francs environ; il est difficile de dire quel est le chiffre exact, puisque les avis divergent à ce sujet. Mais on sait qu'en 1995, si c'étaient 370 millions de francs, nous sommes passés aujourd'hui à 700 millions de francs; donc les crédits alloués aux mandats externes ont pratiquement doublé.

Il s'agit de dépenses transversales; cette coupe peut donc toucher potentiellement tous les départements ou tous les offices. Il ne s'agit pas de diminuer de 10 pour cent chacun des projets, mais de fixer des priorités. Car ce que l'on constate, c'est que chaque fois que l'administration ou le Conseil fédéral ne veulent pas décider, ils donnent un mandat à des experts, et ce n'est pas la solution. L'administration peut sans doute faire beaucoup plus elle-même. Il est aisé de donner le travail à l'extérieur, cela décharge l'administration qui est passablement occupée, mais ce n'est pas non plus la panacée. Il se peut qu'il y ait des domaines très techniques où on ait besoin d'experts, mais ce n'est pas toujours le cas, loin s'en faut.

Nous devons aujourd'hui nous rallier à cette proposition de coupe qui nous paraît réaliste. Le rapport de la Commission de gestion nous a fourni des éléments tout à fait pertinents, qui nous montrent qu'une coupe de 10 pour cent est dans les limites de l'acceptable.

En tant que démocrates-chrétiens, nous allons donc soutenir la majorité. Et ce n'est pas notre ministre des finances, qui se plaignait de la passivité cette année de la Commission des finances, qui a fait si peu de propositions de compensations et de coupes, qui devrait combattre celle que nous discutons. Nous avons accepté hier d'augmenter de 30 millions de francs les dépenses dans le domaine des infrastructures du transport régional; ici, vous avez 17 millions de francs à disposition pour compenser ce qu'on a décidé hier. Je trouve que nous devrions oser faire ce pas qui n'est pas exagéré; 10 pour cent, c'est dans nos cordes.