Darbellay Christophe · Nationalrat · 2006-12-07
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2006-12-07
Wortprotokoll
Lors de la "sessiun" de Flims, nous avons eu l'occasion de débattre longuement de la nécessité pour l'avenir de ce pays d'investir plus dans la formation et la recherche. On a entendu quelle était la proposition du Conseil fédéral, 4,5 pour cent; celle du groupe démocrate-chrétien, 6 pour cent; celle du groupe radical-libéral, 8 pour cent; d'autres chiffres ont été articulés: 9, 10, 12 pour cent, etc. On était presque au casino! Il est important qu'on puisse aujourd'hui fixer une priorité en dépit de la nécessité d'avoir des instruments pour orienter une politique financière à long terme pour assainir les finances fédérales - on a l'instrument du blocage des crédits. Il faut dire ici qu'une politique de "stop and go" n'a pas de sens: on ne peut pas dire qu'on va augmenter les moyens de la formation et de la recherche ces prochaines années et décider aujourd'hui que ce domaine est soumis comme tous les autres au blocage des crédits, ce n'est pas raisonnable.
J'en appelle à mes amis radicaux-libéraux. Ce n'est pas souvent que je m'adresse à vous depuis ici. Je crois que vous ne pouvez pas systématiquement défendre la Suisse de l'intelligence en disant qu'il faut investir plus dans la formation et la recherche - vous défendez avec raison une augmentation des crédits 8 pour cent - et nous critiquer pour notre soi-disant pingrerie en disant que 6 pour cent cela suffit. Je vous prie de soutenir la proposition de la minorité Hofmann Urs qui fixe une priorité claire et qui soustrait tout le domaine de la formation et de la recherche au blocage des crédits.
On aurait alors une politique cohérente consistant à augmenter ces dépenses à l'avenir, parce que c'est important pour la Suisse, et on n'aurait pas une politique de "stop and go" qui n'a pas de sens et qui est même dangereuse dans un domaine aussi important.