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Gross Andreas · Nationalrat · 2006-10-03

Gross Andreas · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion · 2006-10-03

Wortprotokoll

C'est une grande question qui préoccupe le Conseil de l'Europe comme l'Union européenne. Pas plus tard qu'hier, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a fait allusion à cette question et le premier ministre croate en a aussi parlé. Celui-ci a exprimé la grande déception des pays dits de l'Est qui se sentent freinés dans leur chemin vers l'adhésion à l'Union européenne si cette fatigue, comme on dit aujourd'hui, vis-à-vis des nouveaux adhérents se maintient. Il faut être conscient que c'est seulement la perspective de l'adhésion qui discipline les nationalismes, surtout dans les Balkans. Sans cette perspective, on aurait encore plus de guerres, surtout plus de violences et beaucoup plus de phénomènes très dangereux.

Le premier ministre croate a dit qu'il pensait que la Croatie était plus apte à l'adhésion que la Bulgarie et la Roumanie qui vont devenir membres le 1er janvier de l'année prochaine. Le président de l'assemblée a regretté que le Conseil de l'Europe n'ait pas été assez dur envers ces deux pays dans le processus de monitoring. S'il avait été un peu plus dur, ils auraient eu moins de problèmes à adhérer et peut-être aussi que les citoyens des anciens membres de l'Union européenne auraient moins peur à cause de la corruption et que l'Etat de droit et la démocratie pourraient être encore plus développés dans ces deux pays.

Dans ce sens, c'est la question cruciale que les deux organisations doivent se poser. Il faut que nous trouvions de meilleures réponses pour démontrer aux citoyens que même et surtout si on est fier de ce que l'Union européenne a fait jusqu'à aujourd'hui, on ne peut pas exclure les autres, car l'Union européenne est née de l'idée que personne n'est exclu s'il est prêt à adhérer aux valeurs et aux principes de l'Etat de droit et de la démocratie qui fondent l'Union européenne.