AB 74172
Menétrey-Savary Anne-Catherine · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2007-03-22
Wortprotokoll
Tout d'abord, je répondrai rapidement à Monsieur Rutschmann qui vient de nous dire que l'Autriche paie moins que nous et que c'est injuste. Je ne voudrais pas laisser l'impression qu'il y a des privilèges et que cette répartition des fonds se fait de manière arbitraire. Les gestionnaires du fonds évaluent d'abord ce qui est nécessaire pour les actions en cours, et la clé de répartition est calculée de manière très stricte. On ne peut pas toujours suivre cette logique de réduction linéaire de 10 pour cent partout. A l'intérieur du pays déjà, cela nous pose des problèmes, étant donné qu'on ne sait jamais sur quels postes réduire les crédits. Mais sur le plan international, c'est encore bien plus grave, parce que nous perdons notre crédibilité si nous n'honorons pas nos engagements internationaux.
Monsieur Mörgeli, vous dites: "On met de l'argent dans un pot sans fond et l'argent s'envole. Il n'y en a plus et rien n'est contrôlé." Je trouve ces propos vraiment mensongers et graves. J'ai dit dans mon rapport que la commission s'est montrée très critique vis-à-vis de ce projet; elle a effectivement cherché à savoir comment ce fonds était contrôlé. Vous n'avez peut-être pas lu le message et je vous fais remarquer qu'il insiste par exemple sur ce point: "L'ancienne logique d'approbation de projets a cédé la place à une culture du résultat visant à garantir la qualité des projets." Ce contrôle se fait. Il est peut-être insuffisant, mais si vous voulez en plus couper les crédits pour les postes de collaborateurs qui sont précisément chargés d'effectuer ce contrôle, alors c'est une position totalement incohérente.
Vous m'excuserez, Monsieur Mörgeli, mais je voudrais vous dire que votre discours repose sur des préjugés, qu'il est éculé et que nous l'avons déjà entendu de nombreuses fois. C'est un discours qui est une insulte à l'égard de tout le travail que nous faisons en faveur de la coopération au développement, y compris à l'égard de celui de Monsieur Ziegler. Quand vous dites qu'il nuit à l'image de la Suisse, je peux vous dire que, puisque je suis revenue il y a peu du Niger, Monsieur Ziegler apporte au contraire une image de la Suisse bien meilleure que les propos que nous tient ici l'UDC.
Je soulève un dernier point. Vous ne pouvez pas freiner tout au long de l'année nos initiatives écologiques en disant: "Le problème est à l'étranger; ce sont les autres qui se comportent mal; la pollution est ailleurs", et refuser ces crédits pour des engagements à l'étranger au moment où on vous les demande. D'ailleurs, ils concernent aussi les pays de l'ex-Union soviétique, c'est-à-dire par exemple la Pologne. Lisez le message! Vous ne pouvez pas nous dire cela toute l'année et ensuite refuser les crédits demandés.