Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-06-22
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-06-22
Wortprotokoll
Nous soutenons la majorité. Je crois qu'il s'agit d'une des rares mesures d'économies. Encore une fois, si on met les choses en perspective, le futur, ce ne sera pas un choix entre plus ou moins de [PAGE 611] gentillesse ou d'élégances, mais un choix entre prendre des mesures maintenant - mesures qui comportent certaines "épines" et qui permettent de transformer le système avec un certain sens de la responsabilité sociale sur la durée - ou multiplier ce que je qualifierai d'élégances, ce à quoi nous appelle Monsieur David. Mais à force de multiplier les élégances, on se retrouve un jour dans une situation qui exige des mesures brutales. On le voit dans d'autres pays, et si on veut réussir à adapter nos systèmes sociaux à l'évolution démographique, à la pression de la réalité, il faudra prendre des mesures avec des épines, plusieurs, et à la suite.
Si, par sa 4e révision, on avait eu pour ambition d'assainir définitivement l'AI, je comprendrais le raisonnement de Monsieur David. Mais la grande faiblesse de la 4e révision, c'est qu'on s'est en partie voilé la face et qu'on a pris toute une série de mesures qui ne conduisaient pas au résultat escompté, ce qu'aurait su déjà à l'époque un observateur un peu critique. Alors peut-on continuer à faire des promesses, quand on sait qu'elles ne conduisent pas au résultat et qu'elles nous dirigent de plus en plus vers des mesures brutales?
Je vous invite à soutenir la majorité. L'évolution sociale le permet, la prévoyance professionnelle s'est améliorée. Il est vrai qu'il peut y avoir quelques cas délicats, mais il y a les prestations complémentaires pour cela. L'avenir va quand même un peu dans ce sens. Vous ne pouvez pas, pour résoudre un certain nombre de cas particuliers, poser une règle générale qui nous obligerait ultérieurement à fixer une règle générale beaucoup plus brutale. Il vaut mieux viser à régler les cas particuliers par le biais des prestations complémentaires et prendre cette mesure, que de croire faire une bonne action et se retrouver quelques années plus tard avec un problème encore moins résolu qu'il ne l'aurait été si on avait accepté les épines.
Je vous demande de soutenir la majorité.