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Langenberger Christiane · Ständerat · 2007-06-20

Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-06-20

Wortprotokoll

J'ai de la compréhension pour ce que vient de nous expliquer Monsieur Hofmann. Nous nous sommes bien entendu fait ce type de réflexion au sein de la commission. En décidant la fin de la conservation de la munition à domicile, nous ne prétendons pas avoir trouvé la solution miracle, l'oeuf de Colomb, mais nous estimons avoir tenté d'éliminer un danger potentiel. Nous ne résolvons pas tout le problème, mais nous savons qu'en ayant une arme à domicile, on a une possibilité supplémentaire d'attenter à sa vie, mais aussi de menacer et de porter atteinte à la vie des autres membres de la famille. Ce sont précisément les drames familiaux qui nous surprennent.

Monsieur Hofmann, est-ce que je peux vous demander de m'écouter? Parce que je m'excuse, mais je m'adresse à vous. Je disais que j'avais une certaine compréhension pour ce que vous dites. Nous avons, au sein de la commission, réfléchi à vos propos, parce que nous savons que nous n'avons pas trouvé la solution idéale. Mais néanmoins, c'est une manière de plus d'éviter des drames ce type, souvent des drames familiaux - il y a une incitation parce que l'arme est proche, parce qu'on sait très bien où on a mis la munition. De plus, nous avons l'avis d'un bon nombre de citoyens pour qui la munition à domicile représente un problème.

Alors, pour ma part, dans les différents débats que nous avons eus sur ce problème, j'ai même été plus loin en disant qu'avec la fin de la conservation de la munition à domicile, on ne résout pas grand-chose et qu'il ne faudrait plus avoir l'arme à domicile. J'ai même dit, cela se trouve dans les procès-verbaux, qu'il faudrait accélérer les travaux et élargir la possibilité de laisser l'arme dans les arsenaux. Simplement, je comprends aussi que cela représente des difficultés pour tous les tireurs sportifs ou autres qui ont besoin de leur arme, qui y sont habitués.

En plus, il y a quelque chose qui me dérange, et c'est pour cela que je tiens à relever ici que je n'ai pas cosigné l'initiative populaire, contrairement à ce qui a pu figurer dans certains journaux. Je suis comme vous d'avis que c'est du saucissonnage et qu'après on nous dira: "Plus d'armes à domicile"; puis après: "Est-ce que véritablement les tirs obligatoires sont encore nécessaires? Est-ce qu'on a véritablement encore besoin d'une armée?" J'ai peur de ce saucissonnage.

C'est la raison pour laquelle on a choisi la solution minimaliste - et plusieurs d'entre nous sont de cet avis - de la fin de la conservation de la munition à la maison.