Savary Géraldine · Nationalrat · 2007-09-19
Savary Géraldine · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-09-19
Wortprotokoll
Effectivement, je crois que, dans ce débat, il est important de rester serein, de ne pas mélanger les dossiers et de sérier les questions dont nous devons nous occuper aujourd'hui.
Alors, c'est vrai, la commission l'a dit et nous l'avons regretté: il y a un problème de calendrier entre cette requête que nous devons traiter aujourd'hui pour les quatre prochaines années - c'est un exercice obligé, un mandat qui est inscrit dans la loi de 1965 - et puis la loi fédérale sur l'encouragement de la culture et la loi fédérale concernant la fondation Pro Helvetia, qui vont être traitées dans le courant [PAGE 1267] de l'année prochaine par les commissions et par le Parlement. Il est vrai que ce travail législatif a pris du retard, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut, au fond, punir Pro Helvetia.
Il faut bien séparer les deux démarches. Nous discuterons de politique culturelle au moment où nous débattrons des lois fédérales sur l'encouragement de la culture et concernant la fondation Pro Helvetia. Maintenant, nous parlons d'un problème très concret, qui est le cadre financier destiné à Pro Helvetia pour les quatre prochaines années. La question doit être bien séparée, bien définie. Nous ne devons pas entrer, Messieurs Pfister et Freysinger, dans des débats idéologiques sur la culture d'Etat ou le rôle de la culture en Suisse. C'est un autre problème.
J'aimerais bien que l'on n'en arrive pas à une situation complètement ubuesque, où on verrait une alliance entre ceux qui veulent réduire le montant accordé tant que la loi modifiée ne sera pas votée, et ceux qui rejetteront la loi concernant la fondation Pro Helvetia parce que les objectifs de celle-ci ne seront pas fixés. Nous ferions là du surplace, alors que nous devons maintenant faire un acte politique, législatif, parlementaire, celui d'accorder à Pro Helvetia un cadre financier pour les quatre prochaines années. C'est la seule chose que l'on nous demande aujourd'hui.
Je répète enfin que le Contrôle parlementaire de l'administration a exercé sa surveillance sur Pro Helvetia. Nous l'avions demandé; nous avons obtenu des résultats qui sont positifs. On l'a dit: Pro Helvetia fait des efforts en matière de charges administratives; elle a réorganisé les opérations; elle développe des activités en faveur des pays émergents, ce qui est un signal très positif pour notre pays. Tout cela fait que nous devons avancer sur ce dossier et il serait dommage, avec les efforts qui ont été faits par Pro Helvetia, que le Conseil fédéral utilise là aussi un couperet financier, puisque, je le rappelle, il souhaite réduire les montants consacrés à Pro Helvetia. Or c'est une sanction qu'à notre avis Pro Helvetia ne mérite absolument pas.
Donc, comme ma collègue rapporteure, Madame Markwalder Bär, je vous demande d'adopter la proposition de la majorité de la commission et d'octroyer à Pro Helvetia un montant de 143,8 millions de francs pour la période 2008-2011.