preparatory:AB 76063
Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-09-20
Wortprotokoll
La minorité que je représente vous demande de ne pas réduire l'aide accordée à Suisse Tourisme, mais de maintenir le potentiel actuel de promotion. Une étude de l'Université de Saint-Gall démontre clairement que chaque franc investi dans Suisse Tourisme génère un retour d'environ sept francs en impôts et redevances dans les caisses publiques. Il s'agit d'un retour sur un investissement public.
En fait, 60 pour cent du budget de la promotion touristique sont utilisés à l'étranger et donc soumis à des taux d'inflation beaucoup plus élevés que dans notre pays. Je citerai comme exemples le taux d'inflation de la Chine et de l'Inde, qui est à 5 pour cent et celui de la Russie, qui est à plus de 10 pour cent. Et nous parlons là d'une enveloppe financière sur une durée de quatre ans: je vous laisse donc imaginer l'inflation au bout de quatre ans! C'est dire si le montant acquis de 186 millions de francs, pour stable qu'il soit dans l'absolu, constitue de fait une réduction sensible des moyens de promotion.
Il y a lieu encore de vous rendre au fait attentifs que Suisse Tourisme mise sur un partenariat mixte "public-private partnership". Si les contributions de la Confédération (seed money) ou les contributions subsidiaires sous forme de partenariat public-privé sont restreintes, alors les partenaires des secteurs touristiques et privés seront moins enclins à investir dans des plates-formes de marketing communes et profitables. Avec le montant de 195 millions de francs, Suisse Tourisme a recruté et intégré de nouveaux partenaires dont les investissements devraient augmenter également. Une diminution de l'aide fédérale contraindrait Suisse Tourisme à restreindre des activités promotionnelles couronnées de succès, ce qui affaiblirait de manière importante la compétitivité de notre pays en tant que destination de voyage, de vacances et de congrès.
En vous répétant qu'il ne s'agit pas d'une augmentation, mais d'une compensation de l'inflation subie à l'étranger, je vous demande de soutenir ma proposition de minorité, pour que le franc publicitaire vaille un franc et non pas septante ou quatre-vingt centimes.
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