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Amgwerd Madeleine · Ständerat · 2007-09-20

Amgwerd Madeleine · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2007-09-20

Wortprotokoll

Que dire qui ne figure déjà dans l'argumentation transmise par la commission? Autant les arguments en faveur qu'en défaveur de l'initiative sont énumérés avec justesse. Si, dans un premier temps, j'ai approuvé les objectifs de l'initiative, je pense que le postulat 07.3556 apporte une réponse plus claire et plus praticable: c'est pourquoi je le soutiendrai, plutôt que de soutenir la minorité de la commission, à laquelle je n'ai d'ailleurs pas souscrit.

Je maintiens donc que je suis et reste favorable à une augmentation du nombre des militaires en service long pour les raisons évoquées dans le rapport de la commission et par plusieurs intervenants. Par contre, le moment est mal choisi.

1. Le service long n'a été introduit qu'en 2004 et n'a donc bouclé que trois exercices, et le quatrième est en route. C'est court pour faire un bilan et c'est trop court pour modifier si rapidement le système.

2. Il est reconnu que l'encadrement professionnel, donc les militaires de carrière, fait défaut aujourd'hui et qu'il en sera de même dans les prochaines années. Des efforts seront entrepris pour remédier à cela. Les décisions sont prises à ce sujet, mais leur mise en application va prendre quelque temps.

3. La mise en oeuvre de l'étape de développement 2008-2011, après les longues et pénibles discussions qu'elle a suscitées aussi bien au Parlement que dans l'armée et dans la population, doit maintenant pouvoir être réalisée dans le calme. Introduire à nouveau et si rapidement le doublement du nombre de militaires en service long, qui n'a pas été annoncé dans le plan directeur de l'"Armée XXI", alors que le doublement du nombre de militaires en service de maintien de la paix l'avait été, risque de créer des turbulences de toutes sortes dont l'armée n'a pas besoin à l'heure actuelle. Les courriers et les prises de position que nous avons reçus en sont la preuve, même si, parfois, je ne peux pas, quant à moi, admettre tous les arguments avancés.

Je crois en une armée moderne, au service de la population et du pays, qui accepte de se remettre en question, mais je ne souhaite pas une armée qui doute d'elle-même, qui ne sait ni où elle est ni où elle va. On a trop souvent entendu cette critique: incertitude et flou. Aujourd'hui, l'armée a besoin de certitude et de clarté.

Je ne vais pas entrer dans le débat technique sur la perte du savoir-faire ou la diminution du nombre de bataillons; tout cela et d'autres éléments encore, qui sont énumérés dans le postulat, doivent être vérifiés et analysés pour connaître les conséquences de l'augmentation du nombre des militaires en service long.

Je constate, pour terminer, que le Conseil fédéral partage l'avis de la commission à ce sujet, alors qu'avant nos discussions en commission, un rapport nous a été fourni par le département, qui laissait à penser qu'il était favorable au doublement du nombre des militaires en service long. Comme pour les militaires au service du maintien de la paix, je constate que le département change assez facilement d'avis ou de vision des choses, mais ce n'est pas mon problème.

Je vous recommande donc, avec le département et le Conseil fédéral, d'accepter le postulat de la commission.