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Amgwerd Madeleine · Ständerat · 2007-09-20

Amgwerd Madeleine · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2007-09-20

Wortprotokoll

Je crois qu'il n'est pas inutile de dire quelques mots à la suite de l'intervention de Monsieur Reimann. Comme la majorité de la commission, je suis bien entendu favorable au doublement des capacités en matière d'engagements à l'étranger dans le cadre du maintien de la paix, suivant ainsi la décision du Conseil national.

Nous sommes tout à fait conscients que l'armée doit mettre en oeuvre l'étape de développement 2008-2011, qu'elle doit renforcer le personnel professionnel qui s'occupe de la formation et faire des choix liés aux diminutions de budget. Cela nous le savons, c'est rappelé à l'occasion de chaque discussion sur l'avenir de l'armée, et aujourd'hui encore. Toutefois aujourd'hui, ces arguments connus sont utilisés par les personnes qui n'acceptent pas cette motion, et par le Conseil fédéral dans une certaine mesure, puisqu'il accepte la motion pour justifier un certain statu quo.

Or, dans le message sur l'étape de développement 2008-2011 et dans le plan directeur de l'"Armée XXI", il était affirmé clairement que l'objectif à atteindre était l'augmentation des capacités d'engagement pour la promotion de la paix jusqu'à 500 personnes. On a l'impression, ou disons j'ai l'impression que le département dit oui à la motion et ajoute un mais qui, au fil des discussions et des pressions, devient presque un non. J'ai d'ailleurs la même impression pour l'objet suivant se rapportant à l'augmentation du nombre des militaires en service long. Franchement, cette ligne peu claire qui change au gré des pressions, car je pense bien qu'il s'agit de cela, n'est pas digne de notre armée, ce d'autant plus que la Suisse, petit pays neutre, a toujours voulu tenir son rôle dans le domaine du maintien de la paix.

La présence et l'engagement de la Suisse sont appréciés. Sa compétence est reconnue. Cependant, avec actuellement environ 270 personnes sur le terrain, la Suisse est, en comparaison avec les autres pays, sous-représentée. La qualité et la compétence ne constituent pas le seul critère d'engagement. Le nombre de militaires est aussi l'un des critères.

C'est pourquoi je me permets de critiquer la frilosité du Conseil fédéral et de certains milieux et je soutiens cette motion avec détermination.

J'attends de la Suisse, comme dans le cadre de la compétitivité économique, qu'elle joue également son rôle dans de nombreux autres domaines. On ne peut pas toujours recevoir et prendre les bénéfices et les avantages sans donner, partager, s'engager et participer activement.