Scheurer Rémy · Nationalrat · 1999-12-07
Scheurer Rémy · Nationalrat · Neuenburg · Liberale Fraktion · 1999-12-07
Wortprotokoll
Nous avons entendu un certain nombre de propositions de renvoi, il y a une proposition de non-entrée en matière. Je dirai que les propositions de renvoi équivalent à des propositions de non-entrée en matière, puisque dans tous les cas il ne serait plus [PAGE 2406] possible d'organiser l'Expo.02 telle qu'elle est prévue aujourd'hui. Mais ces propositions sont fondées sur des hypothèses catastrophiques, sur des pronostics incontrôlables, ou encore sur des vues rétrospectives et des mises en accusation de ce qui a été fait. Ce n'est pas avec ça que nous pourrons aller de l'avant. M. Maspoli fait exception à cela, puisqu'il a eu, lui, une idée hier et qu'il pense que, en la disant aujourd'hui, elle peut être réalisée en 2002 dans quatre régions différentes de la Suisse. C'est la proposition sans doute la plus originale que l'on ait entendue parmi toutes celles qui étaient irréalistes et qui nous sont soumises maintenant.
Je dirai surtout que l'Expo.02 est définie comme une exposition nationale et que la Confédération doit s'y engager matériellement aussi, en même temps qu'elle s'y engage moralement. Le niveau d'engagement actuel correspond à ce qui était le niveau d'engagement de la Confédération lors de l'Exposition nationale de 1964, pas plus. Je dirai surtout que l'engagement de 250 millions de francs est un engagement conditionnel. Je ne rappellerai pas ces conditions, elles ont été dites, mais c'est un engagement conditionnel et c'est dans la mesure où ces conditions seront remplies d'ici environ six à sept semaines par les responsables d'Expo.02, que le Conseil fédéral pourra donner son aval à la suite du projet.
En entendant les propositions de renvoi, en entendant quelques interventions, je me rappelle une définition des Suisses, que je ne sais plus à qui attribuer: "Les Suisses préfèrent avoir l'assurance de tout perdre plutôt que de courir le risque de gagner." C'est un peu cet esprit-là qui régnait chez certains des intervenants.