Beck Serge · Nationalrat · 2007-06-05
Beck Serge · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-06-05
Wortprotokoll
La Commission de gestion, il faut le rappeler, a pris acte de ce rapport. Avait-elle d'ailleurs une autre solution, face à un certain nombre de difficultés? L'on dit volontiers que la pilule est dure à avaler; dans ce cas-là il s'agit d'avaler également le tube - voire les deux tubes - avec la pilule et cela n'est pas facile. Lorsque la majorité du Parlement a décidé d'inviter le peuple à choisir de construire, pour des raisons d'aveuglement régionaliste, deux transversales ferroviaires alpines, elle a pratiqué la politique de l'autruche, plongeant la tête dans les entrailles alpines pour ne pas voir les difficultés financières programmées par des constructions disproportionnées en matière de coûts/bénéfices.
Aujourd'hui, alors que nous ne sommes pas encore au bout du tunnel, le gouvernement et le Parlement doivent assumer, en imposant des compensations internes aux nouvelles liaisons ferroviaires alpines, mais aussi des compensations sur le financement des autres infrastructures ferroviaires comme le ZEB, les crédits pharaoniques qui ont été adoptés dans la décennie précédente, avec la perspicacité d'une taupe! Nos concitoyens aussi doivent assumer, en voyant renvoyées pour de nombreuses années les infrastructures ferroviaires que nécessite leur besoin de mobilité quotidienne, comme par exemple la troisième voie entre Lausanne et Genève.
Le rapport de la délégation est critique, certes, mais notre Parlement saura-t-il être autocritique et comprendre, en regardant la situation dans laquelle nous nous trouvons, que l'équilibre entre les régions se réalise par la répartition des moyens financiers nécessaires aux besoins spécifiques de chacun, plutôt que par la duplication à l'échelle du pays d'équipements identiques?
Dans l'attente de l'analyse globale qui sera présentée au Parlement dans le courant de cette année, le groupe radical-libéral invite la délégation à examiner trois aspects critiques. La délégation doit d'abord veiller à ce que les bricolages financiers, comme celui des coûts de l'alimentation en courant de traction, soient empêchés. Ensuite, la délégation doit veiller à la cohérence des engagements politiques avec les pays qui sont nos partenaires. Enfin, la délégation doit publier des éléments financiers cohérents, donc tous indexés au moment de la rédaction finale de ses rapports. Il est en effet impossible d'avoir une vision de la situation financière lorsque l'on doit juxtaposer, sur deux pages du rapport et à plusieurs reprises, des prix de 1995, de 1998, de 1993 et de 2003.
J'invite donc la délégation à faire preuve de davantage de rigueur, de manière à garantir la transparence financière lors des débats.