Savary Géraldine · Nationalrat · 2007-06-21
Savary Géraldine · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-06-21
Wortprotokoll
Le présent projet de loi sur les langues doit répondre au mandat constitutionnel, mais il doit aussi nous préparer aux enjeux de l'avenir. Et parmi ces enjeux, il y a celui de construire une société intégratrice, qui sache accueillir tous ses membres. La langue est un instrument d'intégration fort. Tous les partis politiques représentés dans cette salle le reconnaissent. C'est au fond le sens de l'article 16.
Intégration d'abord des Suisses les uns par rapport aux autres: c'est la fonction de la lettre a. L'apprentissage d'une deuxième ou d'une troisième langue nationale est important. Et si l'on voit, au fond, au Parlement, la capacité des Tessinois à intervenir en passant d'une langue à l'autre, du français à l'allemand ou à l'italien, on se rend bien compte que l'apprentissage de deux langues nationales doit être absolument favorisé. Intégration ensuite des populations migrantes par le biais de la langue: c'est le sens de la lettre b. Intégration enfin des allophones, à savoir des étrangers, mais aussi des Suisses italiens ou des Romanches: par exemple, il s'agit pour eux d'avoir accès à la connaissance de leur propre culture linguistique, en partant du principe que mieux on se connaît soi-même, mieux on peut connaître les autres.
C'est pour cette raison que je m'étonne à nouveau de la position des représentants du groupe UDC: en réalité, vous vous attaquez aux Suisses allophones souhaitant ne pas perdre leur culture et leur identité quand ils sont installés dans une autre région du pays.
Ces efforts doivent donc être soutenus et je vous propose de ce fait de suivre la minorité.