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Ory Gisèle · Ständerat · 2007-12-19

Ory Gisèle · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-12-19

Wortprotokoll

La possibilité de vacciner les jeunes filles contre le virus du papillome humain (HPV) est une avancée considérable dans la prévention du cancer. Le HPV est la cause de nombreuses infections sexuellement transmissibles. Près de 70 pour cent de la population en est atteinte une fois dans sa vie. Or, un certain nombre de ces virus sont dangereux et peuvent favoriser l'apparition de cancers ou de précancers du col de l'utérus. 5000 femmes sont confrontées chaque année à un diagnostic de précancer et 320 à un diagnostic de cancer. Une centaine en meurt. Ce cancer est le deuxième en fréquence dans la population féminine. Le HPV en est pratiquement toujours la cause. Le vaccin permet d'éviter de telles issues. Il est en effet considéré comme efficace à 99 pour cent.

Le thème est important. C'est la raison pour laquelle j'avais déposé ce postulat en juin 2007. Je remercie le Conseil fédéral d'avoir répondu positivement à la deuxième partie de ma demande. Le 21 novembre dernier, en effet, Monsieur le conseiller fédéral Couchepin annonçait le remboursement de ce vaccin dès janvier 2008, sans déduction de la franchise, pour autant qu'il soit administré dans le cadre d'un programme cantonal, et ceci par une adaptation de l'ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins. Plusieurs cantons avaient déjà pris les devants, comme celui de Genève, celui du Valais et celui de Bâle.

L'extension de l'utilisation de ce vaccin dans des programmes cantonaux permettra sans doute d'en abaisser le prix, qui reste pour le moment très élevé. Néanmoins, au niveau de la santé publique, l'investissement est rentable - de l'ordre de 20 millions de francs par an - en comparaison des avantages générés et des économies qu'il permettra de réaliser. Cependant, vu le coût unitaire de ce vaccin, le remboursement par l'assurance de base est un élément très important, qui devrait sérieusement faciliter la vaccination.

Je demandais également au Conseil fédéral d'étudier la possibilité de faire une campagne d'information et de vaccination de manière à toucher le plus possible de jeunes filles. Dans la mesure où les cantons doivent passer par des programmes cantonaux de prévention, on peut espérer que l'information adressée aux médecins cantonaux et aux médecins responsables de la vaccination soit suffisante et permette d'atteindre la plupart des adolescentes concernées par le biais de la médecine scolaire. Encore faut-il que tous les cantons mettent en place de telles campagnes de vaccination.

Cependant, j'en arrive pour l'instant à la même conclusion que le Conseil fédéral: les exigences posées par mon postulat sont aujourd'hui remplies. Cela me permet de le retirer et d'adresser mes remerciements à Monsieur le conseiller fédéral Couchepin.