Freysinger Oskar · Nationalrat · 2008-03-04
Freysinger Oskar · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2008-03-04
Wortprotokoll
Première question: qu'est-ce que l'Exposition universelle de Shanghai? Cela représente 200 Etats et organisations internationales, une manifestation se déroulant sur six mois, 70 millions de visiteurs attendus, et si seulement la moitié devait [PAGE 39] répondre présent, cela ferait toujours la modeste somme de 190 000 entrées par jour.
Deuxième question: pourquoi y participer? La Chine est un marché en pleine croissance, un partenaire économique intéressant, voire indispensable. Il est donc normal que la Suisse y soit présente.
Troisième question: qu'est-ce que cela coûte? Le crédit proposé est de 20 millions de francs, dont 4 millions doivent provenir de l'économie privée. Nous pensons que l'investissement n'est pas démesuré, les retombées étant multiples.
Quatrième question: quel est le projet? On peut résumer le pavillon qui a gagné le concours parmi 104 projets qui ont participé ainsi: la Suisse existe; elle existe même à deux niveaux: il y aura un niveau inférieur représentant la Suisse urbaine, reliée par un télésiège au niveau supérieur représentant la campagne suisse, ses alpages et ses montagnes. 3500 personnes par heure pourront passer d'un niveau à l'autre, ce qui doit faire rêver certaines stations touristiques valaisannes.
Le seul point critique relevé en commission, c'est évidemment la situation des droits de l'homme en Chine. Et la question qui s'est posée à nous est la suivante: est-ce que notre participation à cette exposition universelle représenterait un cautionnement de cette situation qui n'est pas telle que nous l'aimerions? La commission a répondu non, puisqu'il s'agit de présenter la Suisse avec son potentiel et ses qualités, et non pas la Chine. Nous ne thématisons donc pas le pays hôte, nous allons présenter une vitrine en Chine. Par contre, le modèle de société que nous présentons au géant asiatique pourrait éventuellement lui donner des idées. Que ce soit du point de vue culturel, environnemental, industriel ou politique et financier, voire même au niveau de la démocratie et des droits de l'homme, notre vitrine de Shanghai présentera une palette alléchante d'éléments de qualité. Nous ne ferons la leçon à personne, nous ne condamnerons personne. Nous montrerons simplement avec fierté ce qui se fait chez nous et que nous savons si bien faire.
En commission, ce crédit de 20 millions de francs a été accepté à l'unanimité moins une abstention, et je vous demande de suivre la commission sur ce sujet.