Français Olivier · Nationalrat · 2008-05-26
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-05-26
Wortprotokoll
L'exercice, en début de législature, du suivi et du contrôle de la gestion des affaires fédérales et, de surcroît, par un nouveau parlementaire, est sans doute périlleux, mais donne l'avantage d'une certaine naïveté dans le regard du suivi des affaires fédérales de 2007.
Lors de la présentation des différentes activités des départements, j'ai eu bien souvent, comme beaucoup de mes collègues, l'impression d'assister au monologue d'une entreprise parapublique avec un contrat de prestations clairement défini, une satisfaction manifeste du président de certaines sous-commissions, voire des organismes fédéraux, avec des échanges réduits pour ma part à peu de choses, car bien souvent cela se résumait ainsi: "Circulez, il n'y a rien à voir! Tout va bien!"
Dans la commission chargées de l'examen des hautes écoles, qui était élargie exceptionnellement à la Commission des finances, certains d'entre nous, et moi en particulier, avons eu une certaine frustration sur une question qui avait, semble-t-il, pour le président des écoles polytechniques fédérales plutôt trait à l'exécutif qu'à la stratégie. Et cela m'a particulièrement étonné, tout comme certains de mes collègues, puisque ceux-ci sont intervenus. J'ose espérer que le Conseil des EPF pourra quand même répondre demain à une question de base: qu'en est-il de la politique du suivi pour les hautes écoles concernant le remplacement des professeurs titulaires et surtout le renouvellement des chaires et des instituts dans les sciences de base et de l'ingénierie? Il [PAGE 528] est fondamental de poursuivre le développement de l'enseignement dans les sciences de la vie amorcé il y a bientôt dix ans, mais il n'y a pas lieu de réduire la qualité de l'enseignement des sciences de base de l'ingénieur en sciences, chimie, mécanique et génie civil, entre autres. Il en va de l'avenir de notre économie et j'ose espérer qu'à terme, nous aurons une réponse sur l'évolution non pas de la problématique de l'exécutif, mais de la stratégie des hautes écoles.
Un autre point m'a particulièrement étonné - et je dirai presque que le débat a été surréaliste -, il s'agit du dossier des transports et des CFF. Certains ont profité de la discussion pour débattre de l'évolution du projet ZEB. Toutefois, à la lecture de nombreux dossiers qui nous ont été remis, deux points me préoccupent: les CFF et la NLFA. Concernant le dossier des CFF, sachant que le rapport d'activité des CFF a été retardé - il nous a été transmis seulement deux jours avant la séance plénière réunissant en particulier le président du conseil d'administration et le directeur exécutif des CFF -, il semblerait que le document avait été adapté à l'actualité. Je m'en étonne, quand on regarde à la page 11 du rapport des CFF dans lequel vous lisez: "L'offre intégrée sur l'axe nord-sud ayant fait ses preuves, la stratégie internationale de CFF Cargo sera poursuivie." Je pense que les employés de CFF Cargo apprécieront et nous, les parlementaires, également.
A la page 22, on lit également que les prestations fournies en trafic voyageurs et marchandises ont augmenté, ce qui est bien ainsi. L'extension de l'offre et l'amélioration de la qualité des prestations voulues par les commanditaires ont entraîné une légère détérioration du rapport entre les indemnités et les prestations qui, celles-ci, ont évolué dans le mauvais sens d'une année à l'autre. Pour cela, il serait important, à court terme, de savoir si notre Parlement aura le courage d'inverser la tendance. Et il ne faudra pas seulement lancer de grands aboiements au niveau de la presse et constater la détérioration ou un résultat non atteint, mais donner des moyens, un objectif, tout en sachant compléter et améliorer nos infrastructures ferroviaires. C'est l'avenir qui nous le montrera.
Puisque le temps qui m'est imparti est court, je serai très bref en ce qui concerne la NLFA. En tout cas, ce qui est assez étonnant sur ce projet, c'est que dans tous les dossiers que l'on reçoit et entre autres celui que l'on a traité tout à l'heure, on ne voit pas la fin de la NLFA, puisque, tout simplement, son concept n'est pas terminé. On voit dans le rapport que l'on attend encore en tout cas l'évolution de son concept. Alors, nous attendrons. Nous espérons en tout cas qu'en 2008, on aura la finalité du concept et que cela n'entravera pas le projet prioritaire des transports publics dans sa globalité et le trafic ferroviaire en particulier.