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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2008-09-29

Wortprotokoll

Tout d'abord, Madame Meyer, nous sommes ouverts aux remarques critiques et nous avons la volonté de couvrir les frais de toutes les analyses, y compris les frais de celles que vous évoquez, même si j'ignore desquelles il s'agit.

Ce qui est vrai, c'est qu'en Suisse les laboratoires paient beaucoup trop cher une partie des produits chimiques nécessaires pour effectuer les analyses. Ils n'avaient pas d'intérêt à discuter ces prix, puisque les frais des analyses étaient si élevés que, quel que soit le coût des intrants, quel que soit le coût des produits chimiques, ils s'en sortaient très bien. Maintenant, avec la nouvelle tarification, ils auront un intérêt grand à se battre pour que les prix des produits chimiques, qui sont parfois deux à trois fois plus élevés qu'à l'extérieur, soient réduits: ils devront, par exemple, passer par des coopératives d'achat, de telle sorte qu'ils obtiennent des prix bien meilleurs. C'est la loi d'une activité économique de cette importance.

Quand on gagne de l'ordre de 200 000 francs, on ne peut pas s'attendre à ce que l'on n'exige pas un minimum de conscience économique de la part des médecins. La plupart d'entre eux ont cette conscience et ils vont très bien respecter la nouvelle règle du jeu. J'ai entière confiance dans le fait qu'ils seront capables, avec l'aide de leurs organisations professionnelles, de modifier leur comportement à l'égard des fournisseurs des produits chimiques précités et d'obtenir des prix qui feront que ce sera rentable.

Et puis vous oubliez toujours que, même si une fois ou l'autre une analyse n'est pas rentable, il y a la taxe de présence de 12 francs par jour et par client, qui vient en plus et qui représente une somme de l'ordre de 20 000 francs par an.

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