Lumengo Ricardo · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-10-01
Wortprotokoll
Une prise en considération d'une conception globale de la sécurité et des risques qui lui sont liés est indispensable, car il n'y a pas que les menaces en rapport avec une agression terroriste, une prolifération d'armes nucléaires ou les dangers liés aux conséquences de la décomposition d'un Etat. La pauvreté, la famine ou les dangers climatiques sont également de sérieux défis à la sécurité. En outre, un pays où règnent la famine et l'instabilité politique ne peut pas se développer harmonieusement, et il est condamné à se retrouver souvent dans une situation d'insécurité.
Compte tenu du rapprochement actuel entre les Etats par le biais de la globalisation, la Suisse peut être directement ou indirectement concernée par cette situation d'insécurité, surtout par rapport à la migration. Il est donc évident que les moyens de faire face à ces nouveaux défis ne sont pas forcément militaires. En revanche, nous rejetons une analyse des risques qui se contente de réduire les dangers liés à la sécurité à une menace du type de la Deuxième Guerre mondiale et qui tend à l'engagement de moyens exorbitants pour l'acquisition d'armement.
Face aux défis de l'immigration ou aux dangers climatiques, par exemple, nous pouvons en principe nous limiter aux moyens civils, surtout en cas de circonstances imprévisibles, en signe d'appui aux autorités civiles. Nous ne sommes toutefois pas d'accord non plus avec ceux qui veulent limiter les moyens de faire face à tous ces défis aux seuls moyens civils. Les moyens militaires doivent être utilisés si cela s'avère nécessaire.
La promotion internationale de la paix par des moyens militaires doit être l'une des missions dans lesquelles nos efforts doivent être accrus. Il s'agit ici en premier lieu de prévenir les crises et d'aider au maintien de la paix là où les moyens civils de gestion et de résolution de conflits auraient échoué, par exemple. Nous rejetons par conséquent toute participation directe aux combats. Ainsi, l'exemple de l'engagement de la Suisse au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine témoigne de la nécessité actuelle de la mission de la promotion de la paix. La Suisse est directement intéressée par ces participations, car elles servent notamment ses objectifs en matière de sécurité et de politique étrangère.