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Berset Alain · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-09-24

Wortprotokoll

Je vous annonce non seulement que je serai bref, mais aussi que je contribuerai véritablement à ne pas allonger ce débat en le restant. Je veux vous expliquer pour quelle raison j'ai décidé de prendre la parole dans ce débat. La raison qui me pousse à m'exprimer ici, c'est qu'en commission j'étais à l'origine de la proposition défendue par la minorité II (Germann). [PAGE 707]

Dans le fond, il y aurait une logique, assez claire, du moment que nous parlons des importations parallèles, à inclure les médicaments dans ce projet. Cela dit, j'ai bien dû constater que les soutiens à la proposition précitée sont à peu près les mêmes que ceux qui vont dans le sens d'une préférence globale à la solution du Conseil fédéral plutôt qu'à celle de la majorité de la commission (al. 1-4). En somme, c'est comme si la minorité de la commission nous disait que c'est tout ou rien. Nous avons bien compris que ce qu'elle préfère: c'est rien - si vous me permettez, Madame la conseillère fédérale, de résumer ainsi la version du Conseil fédéral.

C'est la raison de mon absence dans la liste des cosignataires de la proposition de la minorité II. C'est aussi la raison pour laquelle je vous invite, animé d'un certain réalisme et d'un certain pragmatisme, à soutenir la proposition de la majorité de la commission.

Alors, Monsieur Gutzwiller, s'agit-il d'un bon ou d'un mauvais compromis? C'est une question qu'on peut se poser, mais la seule réponse à cette question est politique: le bon compromis est accepté par ceux qui le trouvent bon, et ceux qui le rejettent estiment que c'est un mauvais compromis. Il n'y a pas tellement d'autre manière de voir les choses. Dans le fond, cela me paraît assez simple.