Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2008-12-17
Wortprotokoll
Il y a ici un piège de politique-fiction; c'est nouveau. Avant, il y avait le jeu des intérêts en prenant en compte l'année X ou Y, avec les effets collatéraux qui vous ont été expliqués.
On expose ici une hypothèse qui n'est pas la plus probable puisque actuellement on parle de mise en service commerciale du tunnel ferroviaire de base du Saint-Gothard vers 2017 ou 2018. Mais supposons que, pour toutes sortes de raisons, on ait un peu de malheur et que ce ne soit possible que vers 2019 ou 2020. Alors, la proposition individuelle von Rotz prévoit le remboursement des avances au plus tard en 2019, bien qu'il n'y ait pas de recettes et qu'il y ait encore des coûts au Saint-Gothard, d'aller de l'avant et de commencer les remboursements tout de suite.
Les surcoûts de la NLFA au Saint-Gothard ont déjà été critiqués dans le débat d'entrée en matière, puisque c'est la raison pour laquelle les fameuses options d'extension prévues dans la proposition de la minorité II (Germanier) n'ont pas pu être financées tout de suite. Ici, on nous rajoute un nouveau piège de politique-fiction: et si les travaux au Saint-Gothard prenaient plus de retard et qu'il y avait encore des coûts supplémentaires? Cela ne ferait rien: on rembourserait, puis on pénaliserait tous les autres projets. Cela relève de la logique que Monsieur von Rotz a exposée tout au long de ce débat, à savoir essayer d'affaiblir par tous les moyens possibles le fonds pour le financement des transports publics et les possibilités d'investir.
La commission n'a bien sûr pas eu à se prononcer sur la nouvelle proposition von Rotz, puisque celle-ci n'a pas été présentée en commission. Comme les propositions défendues par la minorité von Rotz ont été rejetées par 15 voix contre 5, il est vraisemblable que si sa nouvelle proposition avait été soumise à un vote de la commission le résultat aurait été presque le même.
Je vous invite donc, dans la logique du projet, à accepter la version de la majorité et à ne pas suivre la proposition von Rotz.