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Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Fraktion CVP/EVP/glp · 2009-03-03

Wortprotokoll

Je voudrais tout d'abord rassurer Monsieur le conseiller fédéral Couchepin: je ne me suis livré à aucun savant calcul pour dire que chaque année le budget diminue de 2 pour cent en francs constants. Cela est écrit en toutes lettres dans le rapport, que je ne fais que citer. Je trouve que dans le domaine des moyens, le rapport du Conseil des EPF est extrêmement sobre, puisqu'il y a 58 pages sur les objectifs et une seule page sur les moyens. Il faut tout de même que cette assemblée sache qu'elle doit prendre ses responsabilités.

En ce qui concerne l'intervention de Madame Aubert au sujet du numerus clausus, celui-ci est certainement une mauvaise solution pour les écoles d'ingénieurs. En revanche, un examen d'entrée ou un concours d'entrée est quelque chose qui existe dans d'autres pays. C'est un fait, point à la ligne.

Pour répondre à Monsieur Pfister Theophil et à d'autres intervenants, on a beaucoup parlé de transfert du savoir. Je tiens tout de même à préciser que l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne - et à Zurich on fait la même chose - dispose, dans le Parc scientifique d'Ecublens, d'une centaine de jeunes pousses, de start-up, et qu'il y en aurait davantage si les banques fournissaient davantage de moyens pour qu'elles puissent démarrer. Donc, ce n'est pas de la faute des écoles, qui font tout ce qu'elles peuvent pour transmettre le savoir.

On a critiqué les recherches sur la "société à 2000 watts". Le jour où nous n'aurons plus de pétrole, plus de gaz et plus d'uranium, nous serons bien obligés de faire le pas, et nous devons prévenir et présenter cela comme un objectif.

En ce qui concerne les taxes qui couvriraient les frais des étudiants étrangers, cela n'est pas une solution, parce que nous procéderions à ce moment-là à une sélection des étudiants non pas sur la base de leurs capacités, mais sur la base des ressources financières de leurs parents. Il faut du reste remarquer que - si je prends l'exemple de l'Ecole [PAGE 55] polytechnique fédérale de Lausanne - deux tiers des doctorants sont étrangers. Cela signifie tout d'abord que nous attirons des étudiants d'élite, et deuxièmement que nous n'avons engagé aucuns frais jusqu'au moment où ils arrivent au doctorat. C'est donc tout bénéfice pour nous. Il faut simplement les garder quand on leur donne un diplôme, et je rappelle qu'une initiative parlementaire sur ce sujet-là est en route et que les Commissions des institutions politiques des deux chambres y ont donné suite.

Enfin, pour répondre au mythe des femmes qui seraient absentes dans les EPF, je vais vous citer des chiffres. Lorsque je suis arrivé en 1972, il y avait 5 pour cent de femmes; en 2000, il y en avait 23,8 pour cent; et en 2007, il y en avait 28,4 pour cent. Cela correspond à un effort volontariste de la part des EPF, qui invitent les gymnasiennes à des visites. Mais il y a aussi un problème de société: il faut que les familles et la société en général créent une autre image de la femme.