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preparatory:AB 94065

Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2009-03-09

Wortprotokoll

Le perfectionnement professionnel et la formation continue sont des éléments indispensables pour l'insertion et la réinsertion professionnelles. La commission était entièrement d'accord avec ce principe. Mais la minorité Kiener Nellen qui propose ces 50 millions de francs part de présupposés qui, malheureusement, ne correspondent pas à la réalité. Le premier de ces présupposés, c'est ce qui vient de nous être dit par Madame la conseillère fédérale Leuthard, à savoir: est-ce que, du point de vue fédéral, les millions de francs qui sont à l'heure actuelle inscrits au budget suffisent pour encourager les projets cantonaux d'insertion ou de réinsertion des jeunes? La réponse est oui. Et, donc, de ce point de vue-là, il n'est pas nécessaire de rajouter 50 millions de francs, étant donné que les millions de francs à disposition à l'heure actuelle ne sont pas utilisés en totalité par les cantons.

La deuxième question que l'on peut se poser - et la commission se l'est posée -, c'est de savoir si le fait de développer un chèque formation va apporter quelque chose dans l'immédiat aux apprentis qui ne trouvent pas d'emploi à la fin de leur apprentissage. La réponse est non. Les cantons qui pratiquent le chèque formation ont fait de multiples expériences, mais en tout cas l'une d'elles a engendré des conclusions tout à fait claires et corroborées par les analyses sur la formation continue: ce sont davantage les personnes qui ont l'habitude de se former qui continuent de se former et qui profitent de ce type de chèque formation.

Cela signifie que mettre de l'argent supplémentaire ne va certainement pas résoudre le problème des apprentis qui sont à la recherche d'un emploi à la fin de leur apprentissage. Il ne suffit pas de prescrire une potion de formation professionnelle complémentaire pour permettre l'insertion.

J'ajoute un dernier point que nous avons évoqué en commission. Très souvent, il s'agit de jeunes qui sont brouillés avec l'école ou qui n'ont pas nécessairement envie d'y retourner dans l'immédiat. Pour résoudre cette question, la problématique n'est donc pas de pouvoir leur donner de l'argent pour une formation complémentaire, mais elle est de trouver le moyen de leur donner envie d'apprendre. Et ce ne sont pas les 50 millions de francs proposés ici qui résolvent ce problème-là.

Au nom de la commission, je vous invite à rejeter la proposition de la minorité Kiener Nellen.